ACTE I. SCÈNE VII
mais je veux quMl parte ^ nou pas demain^ mais aujourd'hui, et dans quelques heures.
BBRT. Je ne m'y oppose pas.
M. DK BBEM. Des affaires personnelles...
des ordres supérieurs me retiennent en France. Il me faut auprès de lui quel* qu'un en qui j'aie autant de confiance qu'en moi-même... Ce n'est pas un serviteur qu'il me fiiut, car Jacques et Guillaume l'accompagneront... ce que je yeux avec lui, c'est un ami... et j'ai pensé à toi.
BRRT. , vivement,' Mille-z-yeux!... mon général !...
M. DE BREM. Tu Rcceptes donc!
BERT. C'est-à-dire, général, ça me rendra bien heureux... ce n'est pas que, pour le moment, ça me vexe...
M. DE BREM. Et pOUrqUOl?
BERT. Parceque, avec l'aveu du cousin Pinchon, que je viens de consulter, j'avais des idées de maiiage.
M. DE BREM. Toî, te marier?
BERT. O'ost le bon moment; je n'ai plus que cela à faire.
M. DE BREM, Et c'est SUT un prétexte pareil que tu me refuses!
BERT. Un prétexte!
M. DE BREM. Qui, morbleu ! et si tu ne pars pas avec mon fils; c'est que tu de m'aimes pas.
BERT. Ah ça, général, pas de plaisanteries, ni de mots équivoques.
M, DE BREM^ Je le répète; c'est que tu
ne nous aimes pas.
BKRT. Sarpejeul si ce n'était pas vous...
il faudrait m’en rendre raison , et je voua montrerais bien si je vous aime, oui ou noD...^ Mais vous le voulez, je n’aurai peut-être que cette occasion de m’acquitter envers vous...^ Dans une demi-heure, j’aurai dit adieu à mes amis, j’aurai fait mon sac... et je suis à vos ordres.
M, DE saEM. C’est bien... je te reconnais... et je ne doutais pas de toi... je n’én ai jamais douté... Si je t’ai offensé, pardonne-moi (/i lui tend la main.') . .
BERT. AhI mon général I
M. DE BRBM. Je reviens dans l’instant...
et je te donnerai mes dernières instructions. ill entre dans la chambre à droite.)