Scène XL
M. DE BREMGNT, SÜZETTE.
M. DE BRBM. . AÎDsi. et • pouF la première fois de sa vie, moÉ fils me désobéit!...
Vous voyez, Suzette ^ ce dont vous êtes cause.
SUZETTE. Oui, monsieur, je, vois que j’ai apporté le trouble et » le désordre dans cette maison, où je n’ai reçu que des bienfaits... Mais je ne souffrirai pas que votre fils s’éloigne... je ne veux pas que , pour moi, vous so3'ez privé de sa. presènce et de sa tendresse... Qu’il reste dans la maison paternelle; et moi, monsieur, chassez-
moi. ,
M. DE BBEM. Et OU iras-tu 5... Suzette, non, mon enfant, je ne suis point injuste...
si tu as des torts, ils sont involontaires, et ta conduite de ce matin, la franchise de tes aveux, suffiraient pour me les faire oublier... Je te dirai plus; je t’estime, je t’aime, et je reconnais en toi des qualités et des vertus que je voudrais voir dans la femme de mon fils... Mais je n’ai pas. besoin d’ajouter qu’une, pareille union est impossible ; non pareeque je suis . noble, et que tu ne l’es pas... ma noblesse^ date d’hier, et je. ne la dois qu’à mon. épée...
mais je parle pour ton bonheur, pour celui d’Edouard... Il est des convenances qu’on doit respecter, et la société se venge sur ceux qui osent les braver... Si ' mon