‹ Le mariage de raison, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 29 sur 67 · ACTE I. SCÈNE XllI · texte numérisé non relu

ACTE I. SCÈNE XllI

Car^ vous V savez, j’ vous ai voué inoD

bras ;

vous dois mon cœur^ et moiji sang et

ma vie ;

Mais , général , la tête n’en est pas.

M. DE BBEM. Ça va sans dire... aussi tu ne risques rien... un ange de douceur et de bonté... un vrai trésor.

BERT. C’est égal; j’ai déjà pris la liberté • de vous dire (montrani ^son ^cœur), que la position était occupée par 'des forces supérieures... ce qui veut dire que j’aime quelqu’un.

' M. DE BREHI. Quelle que soft cette personne, elle ne peut valoir Suzette. .

SERT. Suzette!... est-il possible!... mais c’est elle que j’aime, et que je n’osais vous demander.

M. DE BREM. Vraiment!... eh bien, il me sera doux d’assurer le bonheur des deux personnes que j’estime et que j’aime le plus au monde.

• BERT. Je n’y tiens plus... ça m’étouffe, cela me suffoque;, et je n’ai qu’un regret, c’est de ne pouvoir me faire tuer pour vous.

M. DE BREM. Aujourd’hùi cela' ne se peut pas... cela -dérangerait ton mariage.

BERT.- C’est juste... vous avez raison...

mais ça se retrouvera , faut l’espérer . . .

Avant tout, cependant, vous m’assurez que Mademoiselle Suzette y consent ?

M. DE BREM. Oui , moD garçon; pour-

quoi pas? tu as trente-six ans... tu es jeune encore... tu es bien f§it.

BEBT., montrant sa jambe. Oui ^ si ce n^était ce qui me manque.

M. DE BREM. Qu^iUiporte? c'est un malheur... et tu ne m'as jamais expliqué comment cela t'arriva, il y a deux ans. Que diable! dans notre état, on n'a jamais vu se casser la jambe en tombant.

BBRT. 11 est de fait que je méritais mieux que cela; mais de ce temps-ci les boulets sont rares, il n'y en a point pour tout le monde. Enfin, c'est toujours là ce qui me faisait trembler.

M. DE BREM. TicDs, voilà Suzctto ellemême qui va te rassurer.

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