Scène I
PINCHON, Mme PINCHON.
MAD. PINCHON. £t moi , je ne le ^veox pas.
PINCHON. JPeDtends bien^ ma petite femme:
aussi ce n'est pas moi qui le veux... c'esi le général.
MAD. PINCHON. M'impopte ; tu ne devais pas le souffrir: laisser partir ce brave Bertrand^ qui est notre parent, notre ami !
... Enfin, c'est l'honneur de la famille; c'est le seul militaire que nous ayons; et s'il était tué^ ça n’est pas toi qui le remplacerais.
PINCHON. Ce n’est pas là ce que tu me
Digilizt
■ÿlc
disais^ il D’y a pas bien Iong>temps encore.
MAD. piNCHON. Mon Dleu I monsieur Pinclion, il y a temps pour tout; et il ne s’agit pas de cela dans ce moment... Bertrand est-il parti?
PINCHON. Je le crois, car il a été chez lui prendre son paquet, et d’puis on ne l’a plus revu. . , . . . .
MAD. PINCHON. Et nous D6 l’avoDs pns embrassé !... nous ne lui avons seulement pas demandé s’il avait besoin de nos services !...
PINCHON. Si fait, si fait... à telles enseignes que c’est lui qui m’a demandé de l’argent... mais je ne voplais pas sans te prévenir...'
MAD. PINCHON. Est-ce quc tu. as besoin de mon consentement pour obliger un ami?
Faut-il être bête!
PINCHON. Est-elle bonne !... a-t-elle un bon cœur!... Il n’ÿ a pas une femme comme celle-làl
MAD. PINCHON. De sorte que ce matin, pendant que j’étais au marché^ pendant que je m’occupais des affaires de la maison, tu n’as rien fait que des bêtises... tu n’as pas même eu l’esprit, de payer . nos arrérages, et d’avoir notre quittance.
PINCHON. Puisque , dans ce^te. famille, personne ne veut d’argent... Le ,père dit que cela regarde son fils, parccque c’est le bien de sa mère,, et qu’il est majeur...
et le fils m’a dit qû’il c’avait pas le temps, et que d’ailleurs il compterait plus tard