Ô2 LE MARIAGE DE RAISON
MAD. PiNCHON et son mari passent du côté de Suzettej qui se trouve entre eux * , M. de Bremont est à gauche. Que je ' suis contente! et que je lui en fasse mon compliment... Cette chère Suzette, la voilà donc notre cousine!... Mais comment ça s cst-il fait? vous vous en êtes donc doute?
vous l’avez donc deviné ? car jamais ce pauvre Bertrand n’aurait pris sur lui-même ... Imaginez-vous que, tous les soirs, il venait à la ferme, et il me disait: Je n’ose pas; elle ne voudra pas de moi, elle me repoussera. Ën parlant ainsi, de grosses larmes roulaient dans ses yeux... et si vous saviez ce que c’est que de voir pleurer un militaire!... ça fait mal.
PINCHON. £t ce matin , quand il croyait partir, ces papiers qu’il m’avait confiés pour vous, et que je devais vous remettre, en cas de malheur... tout ce qu’il avait, tout ce qu’il tenait de la générosité de monsieur le comte... c’est à vous, mademoiselle, qu’il le donnait.
suz. Que me dites- vous ?
PINCHON. Les voilà... ça appartient maintenant... non pas à lui... non pas à vous, mais a tous les deux, ce qui vaut bien mieux... sans compter ce que fera encore monsieur le comte... car ie suis bien sur...
suz. Monsieur Pinchon!
M. DK BRBM. Il suffit, ccIa mc regarde...
maintenant, mes amis, laîssez-nous.
") Pinchon, Snzef te, madarae Pinchon, M. de Bremont.
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