ACTE I, SCENE V
je serai toujours auprès de vous^ à vos côtés... non pour vous contraindre ni pour vous gêner dans vos plaisirs... faites comme si je n^y étais pas... seulement^ quand vous aurez besoin d^appiii^ étendez la main, et rappelez-vous que je suis là.
suzETTE. Ah, monsieur, que de boutés!
SERT. Tout ce que j^attends de vous, c^est votre estime, votre amitié... Laissezvous être heureuse... laissez-vous être aimée, et un jour ça vous gagnera peutêtre... Vous vous direz: Ce pauvre Bertrand I... n'ai pas de meilleur ami au monde; il m'aime tant! il ne faut pas être ingrate. Et vous, qui avez si bon cœur, qui sait jusqu'où la reconnaissance peut vous mener? C'est là-dessus que je compte, mademoiselle Suzette... et en attendant ce moment-là, comme je me rappelle votre effroi... votre crainte de tout-à-l'heure...
je veux avant tout vous rassurer, et vous prouver qu'il n'y a point de sacrifice que je ne fasse pour vous.
suz. Que voulez-vous dire ?
SERT. Que monsieur le comte nous a fait cadeau de ce pavillon, qu'il a fait arranger comme pour lui-même; ce qui fait un assez joli bivouac... quand je dis un bivouac, c'est-à-dire qu'il y a là deux appartements, qui sont les nôtres, et qui communiquent ensemble... en voici la clef...
je vous la donne, mam'selle Suzette; et sans jamais vous en rien dire, j’attendrai que vous m'aimiez assez pour me la rendre.
Digitizi by - a logle
Ær : Amis, voici la riante semaine.
Nous attendons ce soir tout le village,
Et je vais tout disposer pour le bal;
Car vous dans’rez... ce doit êtr’ de
votre âge.
8UZBTTE.
Eh quoi ! sans vous?
BERTRAND
Sans moi, ça nfest égal.
Seurment, ce soir, sans rien dire, en
silence,
Derrière vous je compte me placer...
J’ suivrai vos pas... et j’aurai , si j’ ne
danse.
J’aurai du moins 1’ plaisir d’ vous voir
danser. sort.)