ACTE I. SCÈNE
barras^ comme toutes lés femmes de chambre de ces dames, qui font tànt de coquet-' teries dans rantichambre, que quelquefois on se croirait- au salon... Mais en revanche, c’est imodeste, ' c’est honnête^ c’est attaché à ses maîtres... c’est sage surtout; car parmi tous ces jeunes gens^ vos amis, il n’y en a pas un qui n’en soit amoureux, et qui ne coure après elle.
ÉDouABD^ se devant. < Vraiment !
BEBT. £h bien, qu’est-ce que vous faites donc? v’ià ses vertiges qui le reprennent...
Je vous le laisse y ' mademoiselle Suzette, tâchez de le calmer.,. iA party C’est fini, je n’y tiens plus; elle est trop gentille...
(montrant sa jambe,') '- et malgré les inconvénients^ en avant... iSuzette passe de Vautre côté du . théMre y s^ approche du guéridon et verse dans la tasse,) Je vais, de ce pas, me consulter avec le cousin Pinchon, qui vient d’arriver au château^ et de là la demander à mon général, parceque , dans ce monde , ' il faut toujours marcher droit, autant que possible...- Adieu, mademoiselle Suzette... adieu, mon capitaine... sort,)’ -
. Scène IV.
ÉDOUARD, SÜZETTE.
ÈnoiJABD. Adieu, mon brave... En voilà un qui est bien le meilleur soldat et' le plus mauvais garde-malade que je connaisse.
14 LE UàBUGE DE BAISOlf.
sVE. Comment vous trouves-vous?
ÉDOUARD. Mieux... depuis que je ^is ici.
. suz. Eh bien, ne parlez pas; je vais travailler auprès de vous . • . ou bien , je vous lirai, si vous Taimez mieux. CÆile pre/id une chaise , se pléice à la gauche d* Édouard y et se met à travailler,'}
BDOUABD. Comme tu voudras.
Air: Ainsi que vous, je veux, mademoiselfe.
D'autre docteur il n’est pas nécessaire.
SUZETTE
Je serai le vôtre aujourd’hui:
11 faut et rester tranquille et vous taire^
C’est mon arrêt, et je Tordonne ainsi.
Pour vous forcer au repos, au silence»
' Je reste là.
BDOÜARD.
Moyen très incertain !
Car je suis sûr d’oublier l’ordonnance Eu regardant le médecin.
suz., aUanî prendre sur le guéridfm, à gauche, la tasse qu'elle présente a Edouard, Ne regardez pas, monsieur, et prenez ce quo je vous donne.
ÉDOUARD. Eh mais ! Suzette , comme ta
main tremble!
suz. Oui... ouL.. je craignais de renverser. (.Pendant quHl boit} Cela vous fait du bien, n’est-ce pas?... Cela doit vous calmer, vous rafraîchir. C^u montent w elle veut prendre la soucoupe, Edward saisit sa main quHl porte à ses lêvretO Eh mais... que faites-vous?