‹ Le mariage de raison, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 66 sur 67 · ACTE II. SCENE XI · texte numérisé non relu

ACTE II. SCENE XI

ÉDOUARD. C’est impossible, Bertrand...

le devoir m’ordonne de partir, de rejoindre mon régiment; et tu sais, mieux que personne^ que quand le devoir commande...

SERT. C’est juste; je ne dis plus rien.

ÉDOUARD. Si je ne reste pas à tes fiançailles, je ne renonce pas pour cela au présent de noces que j’ai le droit de te faire... Voici, avec la permission de mon père, une donation de la ferme que tiennent Pinchon et sa femme... Désormais elle t’appartient, elle est à toi.

PINCHON, à sa femme. Le cousin serait notre propriétaire !

SERT. Y pensez- vous, mon capitain?...

à nous, quatre mille livres de rente?... ah çà, mille-z-3'eux... avez-vous perdu la tête?

ÉDOUARD , bas y et lui serrant la main.

Et toi, as-tu perdu la mémoire?... Souvienstoi de Strasbourg... accepte, et tais- toi.

M. DE BREM. Viens, viens, mon ami...

mon fils, je suis content de toi... Dans quelques années, je vous le ramène colonel.

MAD. PINCHON. Et maHé, ce qui vaut encore mieux.

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