SCÈNE II
Les Précédents, M. DE BREMONT; SU-
ZETTE « en costume de mariée.
M. DB BREMONT
Bien , Sucette... très bien... je suis très content de toi , mon enfant. (Au moment ou M. de Bremont entre avec Snictte, Pinchon et «a femme s'éloignent un peu vers U gauche du théâtre. )
Monsieur le comte qui donne la main à Suzette... Suzette en belle parure... qu’est-ce que cela signifie?
M. DK 1IREMONT.
Cela signifie , madame Pinchon, que Suzette vient de se marier.
PINCHON et MADAME PINCHON.
Se marier!
M. DE BREMONT
A l’instant même... le contrat est signe.
MADAME PINCHON
Ah ! mon Dieu !... (A son mari.) Tu vois ce que tu as fait... ce dont tu es cause... Il est trop tard maintenant.
M. DE BREMONT
Trop tard , et pourquoi ?
MADAME PINCHON
Pour lui parler de quelqu'un qui , depuis deux ans , l'aime comme un fou... sans oser en dire un mot... et c’est moi, monsieur le comte , qui m’étais chargée de l’apprendre à Suzette; car c’est bien l’amour le plus vrai... le plus honnête...
M. DE BREMONT
Je le crois... mais il est maintenant trop tard.
MADAME PINCHON , pleurant.
Hélas ! c'est vrai , elle est mariée ; je dois me taire... mais, quand je peusc à ce pauvre Bertrand...
M. DK BREMONT.
Bertrand !
MADAME PINCHON
Eh ! oui! c’est lui qui l’adorait.
M. DE BREMONT
Eh ! c’est lui qui vient de l’épouser
PINCHON et MADAME PINCHON.
11 serait possible !
M. DE BREMONT
Oui, mon enfant... parle maintenant, parle tant que tu voudras... Je ne l’en empêche pas. MADAME PINCHON et ton mari piment du côté de Surette, qui *c trouve entre eux; M. de Bremont cil à
gauche **.
Que je suis contente! et que je lui en fasse mon compliment... Cette chère Suzette , la voilà donc notre cousine !... Mais comment ça
* Surette , M. de Bremont , Pinchon, madame Pinchon.
“Pinchon, Surette , madame Pinchon, M. de Bremont.