‹ Le mariage de Vade comedie en trois actes et en vers precedee d'un prologueChapitre 19 sur 64 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

MADAME DE BEAUPRÉ, NICOLLE

Approchez donc. — Mon Dieu ! ne craignez rien. Je voudrais vous parler, car je vous veux du bien, Petite. - Savez-vous que vous êtes jolie?

NICOLLE, avec embarras.

Oh ! madame est trop bonne. — Et vrai, je la supplie D’oublier...

MADAME DE BEAUPRÉ, jouant l'étonnement.

Quoi donc? — Ah ! — Ce n’est rien, mon enfant. Vous aimez ce Vadë? — Ne rougissez pas tant. —

Cela n’est pas un mal, et l’on peut à votre âge Filer un brin d’amour sans cesser d’être sage. —

Vous l’aimez ?

NICOLLE

Mais... un peu.

MADAME DE BEAUPRÉ

C’est un charmant garçon.

LE MARIAGE DE VADfi

NICOLLE

Hélas! je le sais bien... et d’autres !

Un soupçon !...

— C’est qu’elle est très-gentille avec sa jalousie !

F.h bien I vous avez tort. — C’est une fantaisie Qui m’a fait venir là... presque sans le savoir. Allons! — Monsieur Vadé vous reviendra ce soir.

NICOLLE

Dam ! s’il reste avec vous, ça ne m'étonne guère.

Vous ôtes belle, vous ! ricbe ! — Une harengere,

• Cela n’est pas musqué. — Ça n’a pas de bijoux,

Ça porte sur sa tête un bonnet de dix sous

Et je comprends trop bien que l’ingrat m’abandonne.

MADAME DE BEAUPRÉ

Vous supposez à tort I...

NICOLLE

C’est juste, — une personne, Ayant de beaux habits de soie et de velours,

Avec de la dentelle, à mettre tous les jours.

Je ne sais pas... Qui sait?... Je l’aimerais peut-être.

MADAME DE BEAUPRÉ, à pari.

Oh ! la petite masque !

NICOLLE

Au fond, est-il le maître

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