LE MARIAGE DE VADÉ NICOLLE
Quoi ?
VADÉ, railleur.
Vous êtes fort belle !
Vous traînez noblement la soie et la dentelle.
Par la poudre adoucis, vos cheveux ont des tons Ravissants, ignorés de l’art des Jeannetons.
Avec un goût parfait, qui semble héréditaire,
Vous portez l’éventail — au li> u de l’éventaire!
(Changeant de ton.)
Mais malgré les grands airs, ta poudre et tes bijoux, C’est un odeur de serpent qui loge là-dessous.'
NICOLLE, en jouant de l’éventail.
Des gros mots; fi! monsieur!...
VADÉ, furieux.
Oui, fi !... petite infâme.
Tu n’as donc pas de cœur, dis, tu u’as donc pas d’âme, Toi que nous appellions la rose du quartier.
Tu viens là de choisir un honnête métier!
Sans doute que tu vas, avec ou sans mitaine,
Ecailler mainienant lesécus par douzaine I (S’attendrissant.)
Nicolle, mon enfant, réfléchis bien !...
NICOLLE, essayant de jouer la grande dame.
Pardon,
Monsieur de l’œil-de-bœuf, à qui parlez-vous donc? Nicolle, dites-vous; qu’est-ce?... Ah ! je me rappelle, Une fille de rien, qu’on disait assez belle, .
Qui gardait sohemeni son cœur et sa vertu