‹ Le mariage de Vade comedie en trois actes et en vers precedee d'un prologueChapitre 52 sur 64 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

Pour quelque meurt de faim, ivrogne et mal vêtu.

Si vous la connaissez, marquis, veuillez lui dire,

Que seizeans, pieds mignons, les yeux vifs, frais sourire, Tout cela vaut de l’or.

(Souriant, à part.)

Quel bon air bête il a!

U est jaloux, tant mieux, c'est qu’il me reviendra.

Je n’y manquerai pas, et si je la rencontre Je lui dirai de plus, madame, que l’on montre Au doigt, et qu’on fait bien, celles qui, sans pudeur, ltèglen^au marc le franc les battements du cœur,

Qui se font estimer comme une marchandise.

NICOLLE

Monsieur!...

VADÉ

En attendant, pourtant, que je lui dise Ce que son intérêt m’oblige d’avancer,

Son marquis connaîtra ma façon de penser.

Vadé !

NICOLLE

VADÉ, saluant.

Bonjour, madame !

NICOLLE

Arrête !

VADK, sortant.

Dieu vous garde

• NICOLLE, couiaut apres lui.

Vadé, ne te bals pas! je redeviens poissarde!

( Elle sort par le fond.)

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