‹ Le mariage de Victorine comedie en trois actesChapitre 5 sur 48 · FÜLGENCE, ALEXIS, VANDERKE, MADAME VANDERKE, ANTOINE · texte numérisé non relu

FÜLGENCE, ALEXIS, VANDERKE, MADAME VANDERKE, ANTOINE

ANTOINE, entre le premier en courant.

Me voilà, Victorine ! tu es... (il s’arrête pétrifié.) Fulgence! M. Alexis!..,

VANDERKE

Mon fils !

MADAME VANDERKE, courant à son fils.

Alexis !

ANTOINE

Que se passe-t-il donc ?

FULGENCE

Monsieur Antoine, ce que j’ai à dire, un père seul peut l’entendre.

Un père? Il s’agit de Victorine ! Eh bien, vous n’avez rien à me dire de Victorine que tout le monde ne puisse pas entendre. Parlez, parlez, pas de réticences, je n’en veux pas. Je n’ai pas de secrets, moi, pour M. et madame Vanlerke.

VANDERKE

Alexis, pourquoi êtes-vous ici quand vous devriez être à Paris ?

FULGENCE

Le silence de monsieur est plus éloquent que tout ce que je pourrais dire. Allons, allons, l’affaire s’arrangera en famille !... Vous êtes bien bon, monsieur Vanderke, d’avoir doté mademoiselle Victorine; mais l’homme qui acceptera de tels bienfaits, cherchez-le ailleurs, ce ne sera pas moi !

■ , VANDERKE

Fulgence, la passion vous aveugle, vous devenez outrageant envers moi!... Écoutez, mon fils m’apportait une nouvelle... Je compte sur votre honneur, voulez-vous que je vous la dise?

FULGENCE

Non, monsieur, non! ne comptez pas sur moi, ne comptez sur rien, ne comptez sur personne; il n’y a que mensonge et trahison en ce monde 1

MADAME VANDERKE

Monsieur Fulgence, vous accusez donc mon fils?... Mais il était ici chez sa sœur; et savait-il, sait-il seulement que Victorine était auprès d’elle? Dites, Alexis, le saviez- vous ?

ALEXIS

fit

Ma mère, je pourrais dire que c’est monsieur qui me l’a appris; mais je ne sais pas mentir ; j’ai vu Victorine, je lui ai parlé.

VANDERKE

Sans doute, Sophie était présente?

ANTOINE

Répondez donc, monsieur Alexis I

ALEXIS

Antoine, je ne veux pas répondre, je rougirais d’avoir à me justifier.

ANTOINE

Vous ne voulez pas répondre ? vous ne voulez pas..., monsieur Alexis Yanderke? Je vous estimais, je vous aimais... je vous ai élevé sur mes genoux, je vous ai porté dans mes bras... j’aurais donné ma vie pour vous... Et quand on accuse ma fille d’avoir été séduite par vous... oh! je sais bien, moi, que ce n’est pas vrai... mais vous devez répondre, vous devez la justifier auprès de son fiancé... Ces airs de mépris' ne conviennent pas... ils nous tuent... Vous ne dites rien ?... Eh bien, je vais chercher Victorine...

MADAME VANDEHKE.

Non, non, pas de scènes devant elle, elle est malade.

ANTOINE

Malade ou non, morte ou vive, elle dira la vérité, elle 1 Et qu’elle meure plutôt que d’ôtre déshonorée 1

Il va vers ta chambre de Sophie. Sophie en sort et l’arrête.

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