SCÈNE XV
Les Mêmes, SOPHIE.
MADAME VANDERKE, à Fnlgcnce.
Vous voyez bien, j’en étais sûre!
FULGENCE
Oh! je ne doute pas que madame ne fût de bonne foi ! Je n’incrimine pas cette entrevue. Madame protégeait une scène d’adieujf fort touchante, sans doute, mais je ne crois pas aux adieux éternels, moi ! D’ailleurs, ma femme ne me fût-elle in-
fidèle que par le cœur, c’est plus que je ne pourrais supporter... (ici, Alexis écoute Fulgence avec attention et intérêt, sans songer à l’affronter davantage.) Personne ici ne trouvera donc mauvais que je renonce à faire le malheur d’une femme et le mien. Monsieur Antoine, n’y ayez pas do regret, je sens que je l’aurais tuée! Adieu !
Il va pour sortir.
VANDERKE
Oui, Fulgence, il faut nous séparer. (S’approchant de îni.jSïais vous accepterez l’emploi que je vous destinais à Marseille; j’ai besoin d’un homme d’honneur comme vous pour surveiller mes intérêts.. .
Non, monsieur, je ne veux rien, ni services, ni protection,, ni pitié surtout! Je saurai me soutenir moi-même dans le célibat comme dans le mariage, c'est là ma seule ambition. Adieu, monsieur.
Il sort par l'antichambre.