‹ Le mariage en droit canoniqueChapitre 33 sur 224 · Sanchez, op. et/., 1. VU, disp. IV · texte numérisé non relu

Sanchez, op. et/., 1. VU, disp. IV

des empêchements dirimants^ Au concile de Trente on verra clairement combien la préoccupation du sacrement rendait difficile l'introduction d'un nouvel empêchement dirimant, lorsqu'on discutera la question des mariages clandestins*. L'objection très forte qui sera constamment présentée sera celle-ci : Vous allez annuler des mariages, qui, pendant des siècles, ont été considérés comme des sacrements.

Nous savons quelles conséquences le droit canonique a tirées de cette idée que le mariage des chrétiens est un sacrement. Mais tout mariage valable jure canonico doit-il être nécessairement et uniquement considéré à ce point de vue? Le mariage des chrétiens, avant d'être un sacrement, n'esl-il pas un contrat, de telle sorte que, par l'analyse, on distingue en lui deux éléments successifs, d'abord un contrat, puis un sacrement, ayant chacun leurs règles propres, et le premier étant le fondement nécessaire du second? Ou bien, le contrat a-t-il été absorbé par le sacrement, dont il n'est que la matière, et qu'il ne peut précéder même d'un instant de raison, perdant ainsi toute existence propre? Ce fut là un problème célèbre auquel j'ai déjà fait allusion". L'Église, de nos jours, a condamné définitivement la distinction du contrat et du sacrement *, et elle semble la considérer comme une invention des légistes soutenant le pouvoir civil contre l'Église. Il est

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