Glose sur c. v, X, De cond, adp., IV
4. Glose sur c. v, X, De cond, adp., IV, 5, v^» Aheno arbitrio. — Panormit., itnd : « Ego noo dubitoquin secuadum matrimonium teneat contractum antc eveatum conditionis. » Le même sur c. xi, X, ibid,
5. Glose sur c. v, X, IV, 5. — Govarruvias, Op., l, p. 132, n© 6.
6. Panormit., sur c. v, X, IV, 5 : « Sed si nou intercessit matrimonium dubito de decisione gloBae; quia ex quo obligavit se sub conditione, non potuit recedere ab illa obligatione: si supervenerit ergo eveutus conditionis, primum matrimonium remanet purnm, nisi aliud dicatur de matrimonio, sed nou bene video ratio nem diversitatis. »
7. Panormit., sur c. v, X, IV, 5 : « Matrimonium conditiouale habet vim sponsalium de futuro. »
exacte. En eflTet, après des sponsalia de futuro, il fallait un nouveau consentement des fiancés pour que le mariage se formât; dans le mariage conditionnel, lorsque la condition s'accomplissait utilement, le mariage existait immédiatement sans qu'il y eût besoin d'un nouveau consentement ^ Covarrurias cependant soutenait que, même alors, ce nouveau consentement élait nécessaire, mais il reconnaissait que Topinion commune était en sens opposé *.
2* La condition, s'étant utilement accomplie, avait-elle un effet rétroactif ; le mariage était-il censé avoir existé dès le jour du contrat? 11 semblerait qu'on ne dût pas l'admettre, étant donné le raisonnement par lequel on justifiait le mariage conditionnel : on disait, nous le savons, que le consentement luimême était suspendu par la condition. Cependant, il semble que la rétroactivité ait été reconnue *. Cela résultait en parti* culier du raisonnement que l'on faisait sur une hypothèse déjà discutée par Innocent IV ^ Il s'agissait de deux personnes qui ne pouvaient valablement se marier par suite de Texistence d'un empêchement : elles se mariaient cependant, sous la con-» dition qu'elles obtiendraient du pape la dispense de cet empêchement. La dispense étant en effet obtenue, on se demandait si le mariage ainsi contracté était valide ou s'il devait en être contracté un nouveau. On décidait généralement dans ce
1. Panormit., sur c. iir, X, Decond. adp.y IV, 5 : « Tamen est differentiautrum dicam « accipiam te si centum dederis ». Nam ia primo casu, existente conditione, purificantur sponsalia, sed adhuc non est matrimonium : sed secundo casu (matrim. condit.) erit matrimonium, quia conditio, suspendit consensum de preeseuti. »