Migne, Palrologie, tome CXXV, p
2. Sdralek, op., cit. y p. 131, et suiv. ; ScbrÔrs, op., cit., p. 199, 200.
3. C. XX, C. XXXn,qu.7;c. XXX, C.XXVlIi qu. 2; c. i, X, De eo qui co^n.,lV, 13, et glose sur ce chapitre : « Nota quod incestuosi contrahere non possunt... tamen si contraherent tenet matrimonium, et etiam, si essent juvenes, dispensaretur cum eis. »
4. Sent., IV, D. XXXV, F : « Solet etiam quœri an valeat duci in conjugiumquœ prius est poUuta per adulterium. »
5. C. XXXI, qu. 1 : « Queeritur an possitduci in conjugium quœ prius polluta est per adulterium. »
6. C. XXXII, qu. 4 : « Hic primum quœritur an licite meretrix ducatur in UKorem. »
Ce qui le montre bien, c'est que la question revient quatre fois dans la correspondance d'Yves de Chartres : la première et la seconde fois, ils'agitd'uneconcubinequesonamantaépousée^; la troisième, d'une femme prœgnans ex/omicatione*;enfixiy la dernière lettre expose le cas d'une femme qui est accouchée deux ou trois mois après son mariage'. Yves est assez embarrassé pour statuer sur ces hypothèses, et Ton voit bien que, de son temps^ la doctrine n'était pas fixée *; il discute longuement, et dans un esprit élevé, les différentes hypothèses, et, somme toute, refuse de voir dans aucune d'elles un empêchement dirimant, mais tend à y voir un empêchement prohibitif*. Gratien, qui, je l'ai dit, examine seulement le cas de la femme adultère et celui de la courtisane, ne présente pas une doctrine très ferme : il décide seulement que leur mariage est licite, lorsque ces femmes coupables veulent faire pénitence et retourner au bien, sinon il ne doit pas être conclu; mais il ne
1. Ep. XVIj p. 30 : (( Humilltatem meam consuluit vestra fraternitas utrum quis habere possit eam mulierem inconjugem qaam priushabuit pelllcem. » — Ep. CXLVIfl^ p. 255 : « De viro illo qui prius per concubinatum cuidam adhsesit mulieri, postea Tero cumeadem muliere, iufirmitate correpta, pactum conjugale dato annulo iuiit. «>
2. Ep. CLV, p. 264 : « la litteris tuis sciscitata est fraternitas tua, utrum mulier prœgnans de fornicatione possit légitime nubere ; ad quod principaliter ex sententia facile responderi non potest. »
3. Ep, CLXXXVm, p. 324 : « Queesivit a me quod melius me novit vestra prudentia, utrum mulier, qute, post compléta sacramenta et officia nuptiarum, intra duos aut très menses peperisse cognosciturf debeat propter fœdera nuptiarum in conjugio manere, an propter patratum ante nuptias flagitium matrimonii dignitatem amittere. »
4. Ep. XVI (p. 30), adressée, à Gautier évêque de Meaux : « Quod idcirco vobis videtur illicitum, quia apud vos hactenus fuit insolitum. Nunc vero dicitis hoc ipso idcirco venisse in dubiiim, quod Rogerius Romanœ Ecclesise legatus Romse hanc consuetudinem SiLvanectis asseruit et hoc posse fieri beati Âugustini sententia conûrmavit. De qua re vobis respondemus quia super hoc diversas habemus sententias, alias prohibentes, alias rémittentes. »
5. Ep. CLXXXVIII^ p. 324 : « Dico tamen sine prœjudicio melioris sententise, quia si ante celebrationenm sacramenti conjugalis cognita fuisset mulieris -turpitudo, secuudum legum severitatem non esset honestanda matrimouio.... Verum postquam simpliciter prœcedente consensu contracta sunt fœdera nuptiarum, postquam matrimoniales tabulse dats sunt, et csetcra conjugii sacramenta compléta sunt, vir et mulier unum corpus per carnis commixtionem facti sunt, non intelligo posse dissolvi conjugium. »
dit point nettement si^ alors, il est nul ou valable. La doctrine des décrétalistes ne voit plus d'empêchement, ni dirimant ni prohibitif, dans aucune de ces hypothèses ^
Enfin, une doctrine ancienne interdisait le mariage, à moins de dispense, à ceux qui avaient àà faire une pénitence solennelle, tout au moins quand la pénitence avait été motivée par certains crimes graves et déterminés ■. Certains] docteurs tenaient qu'il y avait là un empêchement dirimant; mais la plupart n'y voyaient qu'un empêchement prohibitif, et c'est l'opinion qui triompha*, pour s'atténuer encore elle-même*.
Ces éliminations diverses ayantété opérées, la'liste des empêchements dirimants est définitivement arrêtée, au moins à partir du xiii* siècle. On pourrait en douter cependant à lire et à comparer les listes que donnent les canonistes anciens ; elles sont souvent incomplètes, et généralement différentes entre elles*; mais cela vient de ce que, souvent, on comprend sous
i, C. XX, X, De spons., IV, 1 fa. H96) ; — Panormit., sur ce chapitre, n» 2 : « Nota quod meretriciam, quantumcunque publicum, non privât mulierem hoc sacramento matrimomi ; uamquisque contrahere potest qui expresse non prohibetur. »
2. Dictum, sur c. xi et c. xu, C. XXXIII, qu. 2; et la glose sur ces textes.
3. Glose sur Dictum, sur c. xi, C. XXXUI, qu. 2, v© Pœnitentibus : « Et dicunt quidam quod si isti contrahant non tenet matrimonium... Si tamen taies sint, qui non possunt coutinere, de licentia episcopi possunt contrahere et consensus episcopi facit matrimonium talium tenere. Alii dicunt matrimonium talium tenere, licet prohibeantur contrahere, nisi apponatur in constitutione quod si contraxerint separentur, quod credo verum. »