‹ Le mariage en droit canoniqueChapitre 92 sur 224 · C. X, XI, XII, D, XXVIII · texte numérisé non relu

C. X, XI, XII, D, XXVIII

4. Glose sur c. x, D, XXVIH, v^^Nec religiosam : « Neceuim credo quod uxor illius qui promovetur ad sacrum ordinem teneatur intrare religionem, sed suffîcitquod voveat perpetuam contiaeiitiam. » Glose sure, xi, t6ie/., v* Separentur : « Sed subjicit : hœc mulier dod vovit solemuiter, ergo, si contraxerit, teuet matrimouiuin, quod hic uegatur. Solve. Secundum quosdam vo- I tum illud est solemne ex propria professione ; alias non videtur quod sola

:icieutia mulieris soleinpnizet votum, nisi ipsa expresse voverit. Joan(nes). ^ Sed yidetur quod sola constitutio Ecclesiœ hoc matrimoniam dirimat, non

scientia vel votum. »

I 5. Conférences ecclésiastiques ^ tome II, p. 160.

Au ix« siècle, c'était une doctrine admise parTEglise gallicane que la personne qui se rendait sciemment coupable d'un inceste, soit parle mariage qu'elle contractait, soit par des relations en dehors du mariage, devenait absolument incapable de contracter mariage; c'était là un empêchement dirimant. Cela apparaît avec toute évidence dans l'écrit d'Hincmar de Reims sur le divorce de Lothaire et de Tetberge. Le roi prétendait que son mariage était nul parce que, antérieurement, Tetberge avait eu des relations avec son propre frère, et Hincmar admet pleinement la nullité si cet inceste est prouvé ^ Sans doute, on a fait remarquer que les raisons sur lesquelles il s'appuie sont bien mauvaises, qu'elles reposent elles-mêmes sur des confusions ou des textes torturés*; mais la doctrine qu'il professe n'en est pas moins ferme, et elle était sûrement acceptée par ses contemporains. Cet empêchement subsistera d'ailleurs dans le droit canonique, mais à l'état d'empêchement prohibitif '.

C'était, anciennement, une question discutée que de savoir si le complice, ou même tout autre homme, pouvait épouser une femme adultère devenue libre, si l'on pouvait épouser une courtisane, une femme preegnans ex foy^nicationCy une femme que Ton avait d'abord eue comme concubine. Pierre Lombard donne comme classique la difficulté sur le mariage de la femme adultère ; dans le Décret de Gratien, elle est également traitée *, ainsi que celle qui concerne le mariage de la courtisane^. Et ce n'étaient pas là seulement des disputes d'école.

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