Corinlh., VII
4. / Corinth.y VII, 12 : « Nam caeteris ego dico, non Dominus : Si quis frater uxorem habet infidelem et hrec consentit habitare cum illo, non dimittat illam. — 13. Et si mulier fidelis habet yirum infîdelem et hic consentit habitare cum illa, non dimittat virum. — 15. Quod si infidelis discedit, discedat; non enim aervituti snbjectusest frater aut soror inhujusmodi, inp&ce aatem Tocavit nos Dominus. »
évidemment ne doutait point de la validité persistante de semblables mariages ; c'était alors la loi civile qui seule les régissait ; il donnait seulement un conseil sur Tusage que, dans cette hypothèse, les fidèles devaient faire du divorce, qui leur était largement ouvert par les lois grecques et romaines. Mais la question devint moins simple lorsque la réglementation ecclésiastique eut construit une législation propre du mariage.
Une opinion s'affirma de bonne heure, très nette et très simple^ d'après laquelle les mariages contractés par les infidèles n'avaient aucune valeur aux yeux de l'Église. Mais elle fut combattue par les Pères de TÉglise, spécialement par saint Augustin'; elle fut condamnée par les papes' et par des conciles*. Elle n'était pas cependant oubliée au zn* siècle; Pierre Lombard et Gratien la reproduisent pour la combattre, avec le cortège d'arguments subtils et ingénieux par lesquels on la soutenait \ Elle fut définitivement éliminée par eux^; et les Décrétâtes insérées dans la collection de Grégoire IX attestent que le mariage des infidèles est une union légitime aux yeux du droit canonique, vcrwm et legUimum conjugiuniy qui persiste après leur conversion au christianisme :m baptismo dimittuntur peccata^ non solvuntur conjugia •. Cela cadrait très bien avec certaines paroles de saint Paul ; car celuici n'aurait pu conseiller à un chrétien de vivre dans l'état de concubinage: mais cela était-il conciliable avec toutes les décisions qu'il avait données?
Saint Paul, en effet, décidait que, si le conjoint infidèle ne voulait pas continuer la vie commune avec son conjoint converti, celui-ci pouvait se prévaloir du divorce et se remarier. Gomment admettre cela? Si le mariage des infidèles était légi-