CHEZ LES SAUVAGES
pouvions vivre ensemble moi et ma femme; mon voisin ne vivait pas mieux avec la sienne ; nous en avons fait un troc, et nous sommes maintenant très heureux.
Les naturels de la Virginie usent peu du divorce, quoiqu'il soit facultatif.
Les Natchez ne changent de femmes qu'autant que celles qu'ils ont prises d'abord sont stériles. Cette retenue n'est pour eux qu'tme aiSaire d'habitude, et nullement l'effet d'un principe.
Les Incas du Pérou pouvaient épouser leiu^s sœurs, et vivaient dans une polygamie illimitée. Les grands et le peuple les imitaient de leur mieux.
Dans la Louisiane on tuait les femmes à la mort du mari, ou on les enterrait vives avec lui.
Chez les habitants des provinces du Darien et du Panama, les alliances se font très naturellement et très librement. Ce qui n'empêche pas que les femmes y sont traitées à peu près en esclaves par leurs maris.
Les Brésiliens ne les traitent guère mieux, et, pour comble d'impertmence, quand elles sont accouchées, ils se mettent au Ut et s'en font soigner conmie s'ils venaient d'accoucher eux-mêmes.
Les Mexicains recouraient au divorce comme au seul moyen propre à rendre la paix au ménage. Le consentement mutuel suffisait. Mais, ce qui indique une civilisation relativement avancée, il devait être autorisé par un tribimal qui avait pour unique attribution les questions matrimoniales. Les lois permet-
taifint une polygamie illimitée, y encom*ageaient mêHie. Et cependant la femme convaincue d'infidélité était tuée sur-le-champ, coupée en morceaux et mangée par les témoins. Cette susceptibilité est inconciliable avec la polyandrie, qui était aussi on usage au Mexique, à moins que cette polyandrie n*y fût restreinte et déterminée, par exemple entre frères, comme elle se pratiquait ailleurs. Mais on ne pouvait s'épouser entre parents de mère à fils, de père à fille, entfe firères et sœurs, oncles et nièces, tantes et neveux.
Au Pérou oa pouvait épouser sa sœur ou vivre en concubinage avec elle.
Chez les Hottentots la séparation est aussi facile pour la femme que pour le mari; mais celui-ci peut se remarier tout de suite, au lieu que la femme est obligée d'attendre pour se remarier que son premier c(Hijoint soit mort.
Chez les Peaux-rouges le mari peut r^voyer quand bon lui semble celle de ses femmes qui a encouru sa disgrâce.
Aux Moluques, la femme qui veut quitter son mari est libre de le faire à la condition de lui rendre ce qu'elle en a reçu et de M répandre de l'eau sur les pieds.
Dans la Nouvelle-Zélande, on enlève la femme qu'on veut avoir pour épouse, même, s'il le faut, malgré sa famille. Si la polygamie simultanée y est int^^diie au peuple, le divorce y est au contraire des pluslftçiles, et la femme répudiée peut se remarier.