‹ Le mariage, la séparation et le divorce considérés aux points de vue duChapitre 15 sur 37 · CHEZ LES SAUVAGES · texte numérisé non relu

CHEZ LES SAUVAGES

Le nombre des femmes que peuvent avoir les chefs est déterminé d's4>rès lem* dignité. Mais une seule a le rang de femme principale.

Les mêmes usages à peu près existent dans l'Àustrs^e. A Sydney les maris vendent leurs femmes aux d^rtés pour un morceau de pain.

Dans rOcéanie, les naturels regardent le mari£|ge comme nn contrat temporaire, rescindabte au gré des parties. U suffit même que la vie commune déplaise à Tune d'elles pour qu'elle puisse se séparer et contracter une nouvelle alliance.

Dans les îles Marquises, la femme passe de plus pour un être impiur ; elle ne peut impunément toucher à une multitude de choses à Tusage exclusif des maris et réputées saintes, sacrées.

Dans certaines lies de la mer du Sud^ des sauvages / engraissent leurs femmes et les mangent.

Chez les nègres de la Côte-d'Or le mariage est afiEsdre de consentement mutuel ; les parents ne refusent jamais de condescendre aux désirs de leurs enfants. Us n'ont presque rien à recevoir et rien à donner. Si la femme doit un jour quitter le mari, elle est tenue de lui rembourser les firais de noces. Les femmes nègres sont en général chargées de tous les travaux pénibles du dehors et du dedans, à l'exception de la chasse et de la pêche ; encore en rapportent-elles les produits, ne laissant à leurs époux que les armes et les engins. La polygamie est restreinte par la misère. C'est une distinotian^'avoir deux femmes principales, qui ne soient pas assu-

jetties aux travaux pénibles. L'une d'elles semble être particulièrement chargée du soin de l'idole révérée par le mari.

Les Hottentots courtisent à grands coups de poings celles qu'ils veulent avoir pour épouses. Quand elles sont lasses d'être battues, elles se décident à se rendre à tant d'aimables prévenances. Une veuve ne peut convoler en secondes noces qu'à la condition de perdre une phalange d'im doigt

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