‹ Le mariage, ou, La grande question [microforme]Chapitre 4 sur 27 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

I Nature — II Excellence

IIL Nécessité

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Ps En Rs

Non est bonum esse hominem solum; faciamus ei adjutorium simile sibi.

I1 n'est pas bon que l’homme soit seul, faisons-lui une aide semblable À lui.

Gen. 11, 18.

Nous allons donner, mes chers frères, une série d'instructions sur un sujet qui est d’un intérêt universel ; je veux parler du mariage. Il intéresse l’enfant parce qu’il en est le fruit, et parce que c’est dans la famille qu’il grandit, se développe et se perfectionne. Il intéresse les parents, dont il est la raison d’être et le résumé, en quelque sorte, de toute leur vie. De plus, les nations lui doivent leurs sujets, l'Eglise ses enfants, et le Ciel ses saints.

Nous ne traiterons pas le sujet à tous ces points de vue, nous considérerons seulement son côté pratique pour nous. Nous étudierons d’abord les qualités du mariage, ensuite nous verrons quelle préparation il faut apporter à sa réception, et, enfin, nous parlerons des époux.

Il y a, de nos jours, peu de questions qui soient plus mal comprises. On n’a pas une idée nette du mariage. Les erreurs les plus grossières se sont glissées dans les esprits Nous rencontrons, tous les jours, de ces idées fausses, un peu partout, même chez les catholiques qui les manifestent surtout dans leur conduite.

Il est donc souverainement important que nous ayons, sur cette question capitale, des notions précises et parfaitement sûres. Nous prendrons donc pour guide, dans cette étude, non pas l’opinion des hommes, ni les usages de tel ou tel autre pays, mais la pensée même de Dieu, telle que révélée dans les Saintes Ecritures, l'Eglise et la nature.

Sans plus de préambule, posons la question : qu’est-ce que le mariage? Le petit catéchisme répond : “ Le mariage est un sacrement qui sanctifie l’alliance de l’homme et de la femme.” Il y a donc deux choses à considérer dans le mariage:

l'alliance et le sacrement. L'alliance ou l'union de l’homme et de la femme, vivant de la vie commune, en vue de la propagation ; et le sacrement qui sanctifie cette alliance et en fait une source de grâce.

Parlons d’abord du mariage comme alliance. Comme tel, il est l’union légitime de l’homme et de la femme. Il s’effectue par la présentation et l’acceptation mutuelles des conjoints. Cette double présentation et acceptation des contractants, dans la célébration d’un mariage entre catholiques, a lieu quand les mariés répondent le our sacramentel à la question que leur pose le prêtre qui préside à la cérémonie. Ce out, prononcé dans les conditions requises, est fécond en résultats. Par lui, deux étrangers qui, hier

encore, pouvaient à peine se connaître, se voient tout à coup liés inséparablement l’un à l’autre, et comme fondus dans un même tout. Par lui, les époux entrent dans une nouvelle vie où ils assument les plus grandes responsabilités, se soumettent aux plus graves obligations, et où ils trouvent en même temps les plus grands avantages et les joies les plus pures.

Au commencement, quand Dieu créa l'homme, après lui avoir préparé l’univers pour palais, il dit : “ Il n’est pas bon que l’homme soit seul, je lui ferai une aide semblable à lui. ” Alors, le Seigneur Dieu fit tomber un profond sommeil sur Adam, qui s'endormit, et il prit une de ses côtes et mit de la chair à la place. De la côte qu’il avait prise de l’homme, le Seigneur Dieu forma une femme, et il l’amena à Adam, et Adam dit : “ Voilà maintenant l'os de mes os et la chair de ma chair !

Celle-ci sera appelée femme, parce qu’elle a été prise de l’homme.” C’est pourquoi

l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. ”

Voilà comment les Saintes Ecritures racontent l'institution du mariage. “ Il n'est pas bon que l’homme soit seul ”, dit le Créateur, il a besoin d’une aide semblable à lui, et, cette aide, Dieu l’a fait sortir du côté de l’homme, montrant par À, l’union étroite qui existe entre l’homme et la femme. ‘“ C’est pourquoi l’homme quittera son père ct sa mère et s’attachera à sa femme. ” Il n’y a pas d’union qui tienne contre cette union des époux. Même l'union, pourtant si intime, qui existe entre les parents et les enfants, cède à celle des époux. Oui, l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et la femme quittera de même sa mère et son père et s’attachera à son mari :

“ Ils seront deux mais une seule chair. ”

Remarquez, mes frères, ces dernières paroles : “ Ils seront deux mais une seule chair, ” Il est dit d’abord, ils seront

deux, et non pas plusieurs. Et, en effet, Dieu ne donne pas à Adam deux ou plusieurs femmes mais une seule, Eve. De même, Dieu ne donne pas à Eve deux ou plusieurs maris mais un seul, Adam. Le mariage, c’est l’union légitime d’un homme et d’une femme. Il ne peut pas y avoir de mariage entre un homme et deux ou plusieurs femmes; comme il ne peut pas y avoir de mariage entre une femme et deux ou plusieurs hommes. ‘“ Ils sont deux. ” Ces paroles des Saintes Ecritures condamnent la doctrine de nos Mormons et de la polygamie en général.

Par le mariage, les époux sont si bien attachés l’un à l’autre qu’ils ne forment plus qu’une seule chair, qui les lie inséparablement ensemble, comme les parties essentielles d’un même tout. C’est pourquoi ils ne peuvent pas plus se séparer qu'ils ne peuvent séparer les membres d’un même corps, unis dans une même chair. Ils ont pu se marier mais ils ne peuvent pas se démarier. Ii n’y a pas de

pouvoir sur la terre capable de les divorcer. “ L'homme, dit Notre-Seigneur en parlant du mariage, ne peut pas séparer ce que Dieu a uni.” Il n’y a que la mort qui soit capable de rompre le mariage.

Par ces paroles : “ Ils seront deux mais une seule chair ”, le Créateur condamne la doctrine du divorce qui, malheureusement, est en vigueur dans ce pays.

L’indissolubilité du mariage, voilà, mes frères, un point de doctrine sur lequel il faut nous affermir, surtout en ce pays, où la loi civile l’ignore absolument. Partout, on parle de divorce, on en parle comme d’un bienfait, comme étant une bénédiction pour les mariages malheureux. Si vous n'êtes pas sur vos gardes, l'erreur pourra pénétrer dans votre esprit et vous perdre. Tous les jours, on voit dans les journaux des noms catholiques, qui font appel à la cour, demandant un billet de divorce.

Il est vrai qu’il peut exister des circons-

tances malheureuses qui offrent des raisons suffisantes pour permettre à un catholique de tenter le divorce. Moimême, j'ai dû déjà le conseiller. Mais c’est toujours un pis aller ; et pour que cette démarche soit légitime, il faut qu’elle puisse se faire sans scandale, avec l’autorisation voulue, et qu’il soit bien compris qu’il est nullement question d’annuler le mariage, mais seulement de se protéger contre les effets de la loi civile, en défense de ses droits.

En-dehors de ce cas, il ne peut jamais être question de divorce chez les catholiques. Vouloir annuler son mariage pour convoler à d’autres noces, c’est un crime.

Et, en effet, Notre-Seigneur dit : “ Quiconque renvoie sa femme, et en épouse une autre, commet un adultère ; et que celui qui marie une femme renvoyée, commet un adultère. ”

Dans son institution divine, le mariage est donc l’union légitime, indissoluble, d’un homme et d’une femme,

Mais ce n’est pas tout. Notre-Seigneur a élevé le mariage à la dignité d’un sacrement de la nouvelle loi. Le saint concile de Trente dit anathème à celui qui ose nier que le mariage soit un sacrement.

C’est pourquoi nos frères séparés, les protestants qui le nient, sont bien mal inspirés, et font preuve d'un manque de sens chrétien. Nous, qui avons ce sens chrétien et en plus le sens catholique, nous sentons que le mariage est une source de vie dans l’ordre spirituel comme dans l’ordre naturel. Cela ne veut pas dire, sans doute, que la vie spirituelle soit communiquée à l’enfant en même temps que la vie naturelle, parce que nous savons que l’enfant est conçu dans le péché, qu’il naît privé de la grâce sanctifiante, et que sa régénération est l’oeuvre du baptême.

Mais cela veut dire que le mariage chrétien, comme sacrement, est une source vive de grâce qui sanctifie et surnaturalise la vie conjugale. Si bien, que même l'acte intime, propre aux époux, essentiellement charnel en soi, revêt un élément spirituel,

et devient un moyen de sanctification et de salut.

N'est-ce pas là la signification de ces paroles que nous lisons dans la prière de la bénédiction nuptiale : “ O Dieu, qui avez consacré le mariage par un mystère si précieux, que l'alliance nuptiale est la figure de l’union sacrée du Christ et de son Eglise... ?” N'est-ce pas là la pensée qu'exprime saint Paul quand, parlant des mariages mixtes de son temps, résultant de la conversion de l’un des époux, tandis que l'autre restait attaché à sa religion, il dit : “ Si un frère a une femme infidèle, et qu’elle consente à habiter avec lui, qu’il ne la répudie pas. Et si une femme fidèle a un mari infidèle et qu’il consente à habiter avec elle, qu’elle ne le quitte pas. Cer le mari infidèle est sanctifié par la femme fidèle, et la femme infidèle est sanctifiée par le mari fidèle; autrement vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont purs. ” Saint Paul dit encore que la femme sera sanctifiée par la maternité.

Ce qui est vrai de la femme est également vrai du mari. Mais comment l’homme et la femme pourraient-ils se sanctifier l’un l’autre et opérer leur salut en engendrant des enfants, si le mariage n’était pas un moyen de sanctification, s’il ne produisait la grâce ?

Oui, mes frères, vous avez dans votre mariage une source féconde en grâces précieuses. Sachez vous les assurer, ces grâces, par une piété sincère, par un coeur pur et un esprit soumis ; sachez les utili.

ser pour l’accomplissement de vos devoirs respectifs. Vous serez #'1rs des époux fidèles ; vous serez des m: 3 vertueux, et de saintes femmes; vous serez des parents dévoués, et vos enfants des anges de consolation. Vos familles seront ainsi vraiment chrétiennes, des familles où règnent la vertu, la paix et le bonheur. Vos foyers seront autant de petits paradis terrestres,

Mes chers frères, adorons la sagesse de Dieu dans l'institution du mariage, et admirons son chef-d'oeuvre : l’homme

créé à l'image de Dieu, la femme sortant de son côté ouvert ; les deux, unis ensemble par les liens sacrés, auxquels on ne peut toucher sans profanation, 8€ COMplétant l’un l’autre, et ne formant qu’un tout.

Remercions Notre-Seigneur d’avoir sauvé le mariage du péché, de lui avoir donné une nouvelle dignité ; et d’en avoir fait un moyen de sanctification, comme il est un moyen de propagation. Rappelezvous, enfin, que noblesse oblige et que ce n’est pas en vain que Dieu vous fait le suprême honneur de vous associer à l'oeuvre de la création, en ce qu’elle a de plus excellent: la propagation de l’homme, son chef-d'oeuvre. — Ainsi soit-il.

Creavit Dominus hominem ad imaginem suam : ad imaginem Dei creavit illum : masculum cet feminam creavit eos.

Dicu créa l’homme à son image et À sa ressemblance, il les créa mâle et femelle.

Mes chers frères, nous avons vu, dans notre dernière instruction, la nature du mariage ; voyons maintenant son excellence. Je vous prie d'écouter attentivement. Ouvrez à ma parole et votre esprit ct votre coeur ; votre esprit afin de bien comprendre combien le mariage est grand et votre coeur pour l’aimer comme il le mérite, Je ne me fais pas illusion, je sais que je ne puis pas vous en donner une idée parfaite ; cependant, ce que j’en dirai,

j'ai confiance, vous en donnera une idée plus complète et un plus grand amour.

Institué par le Créateur, dès l’origine du monde, elevé par Notre-Seigneur à la dignité d’un sacrement de la nouvelle loi, le mariage est l'institution par excellence de Dieu, et un chef-d'oeuvre de la rédemption.

Pour bien comprendre toute lexcellence du mariage, il faut commencer par nous débarrasser de nos préjugés. Habitués à le voir profaner, nous sommes exposés à le regarder comme une chose vulgaire. Il est vrai qu’on ouérage la sainteté de la vie conjugale. Le lien matrimonial n’est plus une chose sacrée, et le divorce esc en honneur. Les époux oublient leurs engagements solennels, et l’'adultère n’inspire plus d'horreur. Aussi, la discorde, avec toutes ses furies infer- | nales, s’introduit dans la famille, et le | ménage devient un véritable enfer, dont on ne peut souffrir les tourments, et l’on

se sépare.

Oui, malheureusement, le mariage donne occasion à beaucoup d’abus, de crimes et d’abominations ; mais tout cela ne l’atteint pas. Est-ce que toutes les humiliations que les hommes ont fait subir À Notre-Scigneur l’ont réellement abaissé?

Est-ce qu’il était moins Dieu sous le baiser perfide de Judas, entre les mains de ses bourreaux, dans sa couronne d’épines, et sur la croix, qu’au Thabor ? Pour être blasphémé, est-ce que le nom de Dieu est moins infiniment saint ? J’Eglise, parce qu’elle est persécutée, est-elle moins divine ? Non, mes frères, les abus qui se font autour du mariage ne le changent nullement ; ils affectent les coupables profanateurs, mais il garde, lui, toute sa dignité, et reste toujours l’oeuvre par excellence du Créateur.

L'homme est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Comme Dieu, il est esprit ; son Ame est immortelle, elle jouit de la triple faculté de comprendre, de vouloir et d'aimer. Mais le Créateur ne

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se contente pas de cette ressemblance.

Comme il créa l’homme pour la famille, il couronna l’oeuvre de la création, en créant la famille également à son image et à sa ressernblance.

Et, en effet, n'est-ce pas là ce que renferment les paroles de notre texte ? Il est dit : “ Dieu créa l'homme à son image et à sa ressemblance ”, puis il est ajouté, dans une même phrase, comme complément de la même idée : “ Et il les créa mâle et femelle, ” On rendrait la même pensée en disant : Dieu créa l’homme, il les créa mâle et femelle, en vue du mariage fait à son imare et à sa ressemblance.

D'ailleurs, mes frères, cette ressemblance est manifeste. Et, en effet, comme il y a en Dieu trois personnes: le Père, le Fils, et le Saint-Esprit ; il y a de même dans la famille trois personnes: à savoir le père, la mère et l'enfant. L’Eternel engendre le Fils consubstantiel au Père ; la femme est tirée du côté de l’homme

dont elle est la substance : “ L’os de ses 08, et la chair de sa chair. ” Le Saint-Esprit procède du Père et du Fils, enfant procède du père et de la mère. Sans doute, la ressemblance n’est pas parfaite, pas plus que l’âme est l’image parfaite de Dieu ; mais elle est assez complète pour nous faire comprendre que la famille a été modelée sur la Trinité trois fois sainte.

Cependant, ce n’est pas tout. Dans la Divinité, le Père et le Fils s'appellent l’un l'autre, ils sont également essentiels l’un à l'autre; et c’est de ces relations nécessaires entre le Père et le Fils que procède le Saint-Esprit. Dans la famille, l’homme et la femme ont besoin l’un de l’autre; ils s'attirent l’un l’autre, et se portent l’un vers l'autre; ils se complètent l’un l’autre; et c’est de ces rapports intimes des époux que procède l’enfant. Comme vous le voyez Dieu ne s'est pas contenté de faire de la famille une trinité terrestre modelée sur la Trinité céleste ; mais encore, il a voulu que sa propre vie servit de modèle à la vie de famille,

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De plus, de même que Dieu trouve son bonheur en lui-même, de même il a voulu que l'homme trouvât son bonheur dans la vie de famille. Bienheureux sont les époux qui comprennent cette vérité. Vous vous rappelez ia famille indienne qui s’est exhibée, il y a quelque temps, dans la vitrine de l’un de nos magasins du Center.

I1 y avait là le père, âgé de trente ans environ, et la mère assise en face de son mari, ayant son petit enfant sur ses genoux. Passant un jour du;ant cette curiosité, je suis frappé par l'expression des figures de ces gens, et je m’arrête pour les mieux observer. J'ai vu là, à ma grande surprise, une famille heureuse. Le père, c'était évident, était content de son sort, tout en lui indiquait son bonheur.

Avec une simplicité charmante, tout en s'occupant à son travail, il levait les yeux sur sa femme, et ses regards étaient éloquents. La femme, la figure illuminée, le bonheur dans l’Ame, regardait affectueusement son mari et l’admirait. Et le petit enfant, s'amusant avec un joujou qu’il

tenait dans ses petites mains, sautillait joyeusement sur les genoux de sa mère.

C'était un beau spectacle, c'était charmant. Mais d’où venait le bonheur de cette pauvre famille, qui n’a rien des biens de ce monde? De la vie de famille bien comprise. Cette famille, que la civilisation prétendue raffinée du vingtième siècle qualifie de sauvage,a le secret du bonheur, qu’elle trouve en elle-même, dans une vie simple et naturelle.

Admirable en soi, la vie de famille ne l’est pas moins dans ses effets. Par elle, les époux participent à l'oeuvre de la création, en coopérant avec Dieu dans la propagation de la race. Quel est le poète qui dit que l’homme, qui fait pousser deux brins d’herbe là où il n’en poussait qu’un, est un bienfaiteur de l'humanité ?

Que sont alors les parents qui donnent au monde, non pas un brin d’herbe, mais un homme, et toute une nombreuse famille !

La paternité est un autre effet admirable de la vie de famiiie. Elie est ie plus

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beau titre de gloire de l’homme. C’est Charlemagne, le grand empereur, dont le règne a fait époque dans l’histoire, qui disait : “ Je céderais volontiers mon empire en échange pour la paternité, si celle-ci devait être achetée à ce prix. Je retire plus de satisfaction intime et de bonheur réel de ma paternité que de ma couronne, toute glorieuse qu’elle soit. À mes yeux, je suis plus grand comme père que comme roi. ”

La maternité n’est pas moins admirable, L'impression qu’elle laisse dans l'âme de la femme est indicible. Il n’y a pas de langage, si tendre et si harmonieux qu’il soit, capable de traduire les sentiments de la mère.

Il y a quelque temps, j'étais sur un char à Holyoke, me dirigeant vers Willimansett. Une femme monte sur le char, elle était toute jeune, elle pouvait avoir quinze à seize ans. Elle portait dans ses bras un jeune bébé. Tellement préoccupée de son trésor, sur lequel était concentré tout son

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