‹ Le mariage, ou, La grande question [microforme]Chapitre 5 sur 27 · ORAN TONI · texte numérisé non relu

ORAN TONI

être, elle prit son siège sans regarder ni à droite ni à gauche, sans même voir les personnes qui étaient à ses côtés. Il y avait dans sa démarche quelque chose d’étrange qui attirait l’attention, si bien, que tous es regards se portaient sur elle, mais elle ne voyait personne. A peine assise, elle découvrit tout doucement le bébé. A la vue de son enfant, une expression de bonheur suprême se peignit sur sa figure, qui la transfigura, lui donnant plutôt l’apparence d’un être céleste. Tous, dans le char, de se regarder d’étonnement.

Jamais, je n’ai vu plus beau spectacle.

Cependant, ce que l’on voyait là n’était qu’un faible reflet du bonheur suprême qu’elle goûtait dans son âme. Oui,femmes, pensais-je, que le bon Dieu vous a aimées, et comme vous avez raison de lui chanter un Magnificat de louanges et d’actions de grâces !

J'ai dit, en second lieu, que le mariage est un chef-d'oeuvre de la rédemption.

Notre-Seigneur a racheté le monde et

RATES. ee ere Pess tmne

régénéré l'humanité. La vie surnaturelle que le péché originel avait détruite, le divin Rédempteur l’a donnée de nouveau au monde ; et, pour la communiquer aux hommes, il institua les sacrements, qui sont les chefs-d’oeuvre de la rédemption.

Les sacrements sont dans la vie de la urâce, ce que le mariage est dans la vie de la nature. Ils font naître, dans les âmes privées de la grâce sanctifiante, la vie surnaturelle, l’entretiennent, la développent et la perfectionnent. Parmi les sacrements, les uns donnent la vie sanctifiante, comme le baptême et la pénitence ; les autres la conservent, l’augmentent et la perfectionnent. C’est avec ces derniers que se range le sacrement de mariage, qui a pour effet la sanctificatior de la famille.

Sous l'influence de son action mystérieuse, le père lève les yeux jusqu’au ciel, le but à atteindre, et dirige les siens làhaut. La mère, en pressant sur son coeur l'objet de ses contemplations ravissantes, se rappelle que son enfant est aussi l’en-

fant de Dieu, et que le Seigneur met également en lui ses complaisances, et qu’il le veut au ciel. Les époux, toujours sous l’action de la grâce sacramentelle, sont fortifiés, résistent plus sûrement à l’entraînement des passions, et surmontent plus facilement les obstacles à la vie chrétienne. Et la famille devient ainsi une école de vertu et de sainteté. C’est à cette école que les fidèles se forment à la vie chrétienne; c'est la famille qui fait les saints.

Je lisais, il y a quelque temps, un beau livre intitulé : Les mères des saints, il fait passer devant les yeux du lecteur, comme dans une procession charmante, les mères des grands saints qui ont fait la gloire de l'Eglise à travers les siècles. Il montre le rôle de la mère chrétienne et combien il est glorieux et salutaire.

Il y a déjà quelques années, un prêtre que vous connaissez, un ancien vicaire de cette paroisse, me disait : “ Si je suis prêtre aujourd’hui, je le dois particulière-

ment à ma mère, et doublement. D’abord, c’est elle qui m’a donné ma première formation et m’a dirigé vers le sacerdoce, pour lequel elle avait surpris en moi des marques de vocation; et, ensuite, elle m'a sauvé du naufrage. Car, sans son intervention infiniment délicate, que seul le coeur d’une mère pouvait imaginer, venue juste au moment critique, je perdais ma vocation. ” Après Dieu, cest à nos parents que nous devons tout ce que nous sommes, tant dans l’ordre de la grâce que dans l’ordre de la nature.

Mes frères, nous admirions, tout à l'heure, les effets du sacrement de mariage dans l’ordre naturel ; que devons-nous faire devant ses effets dans l’ordre surnaturel? Il y a entre les deux toute la différence qui existe entre le ciel et la terre.

S'il est grand de donner un homme au monde, combien plus grand n’est-il pas de fournir un saint au ciel ! Ecrions-nous avec saint Paul : Sacramentum hoc magnum est! que ce sacrement est grand!

Il est vraiment le chef-d'oeuvre de Dieu.

Oui, mes frères, le sacrement de mariage est grand, il est divin. Vous, que le bon Dieu a appelés à l’état du mariage, sachez en comprendre toute la grandeur, toute la sainteté, et vous y conduire dignement. Votre rôle, c’est celui du Créateur, c'est celui du Rédempteur : donner des hommes au monde et fournir des saints au ciel. Daigne le Seigneur bénir vos familles; puissent-elles être toujours,ce qu’elles doivent être pour faire votre bonheur : des

familles véritablement chrétiennes, des écoles de vertu et de sainteté. — Ainsi soit-il.

om

Crescite et multiplicamini et replete terram.

Reproduisez et multipliezvous et remplissez la terre.

Mes bien chers frères, après avoir dit la nature et l’excellence du mariage, parlons, dans cette instruction, de sa nécessité.

Le Créateur auruir pu remplir la terre d'hommes, par un seul acte de sa volonté toute-puissante, comme il a créé les anges au ciel, comme il a jeté dans l’espace des mondes innombrables, mais il ne l’a pas voulu. Ayant fait l’homme à son image et à sa ressemblance, il voulut se l’associer pour propager la race humaine, et le rendre participant à l’oeuvre de la créa-

tion. C‘est pourquoi il le soumet à la loi de la propagation en lui disant : “ Reproduisez-vous et multipliez-vous. ”

Par ces paroles, il n’y a pas à en douter, c'est un commandement positif que Dieu donne, c’est un devoir formel qu’il impose.

Ce commandement ne s’adressait pas seulement à nos premiers parents, il s’adresse aussi à tous leurs descendants. Ce Crescite ct multiplicamini s'adresse à vous, jeunes gas, comme il s’adressait à Adam ; ce “Reproduisez et multipliez-vous” s’adresse à vous, jeunes filles, comme il s’adressait à Eve.

Ce commandement n’est pas moins impérieux aujourd’hui qu’il ne l’était il y a six mille ans. Il n’est pas universel, il est vrai, il peut ne pas atteindre tous les individus, comme nous le verrons plus loin, mais il est toujours obligatoire. Dieu veut la propagation de la race, et le mariage est le seul moyen légitime qu’il a adapté à cette fin.

Je dis le seul moyen légitime, et ce n’est

pas sans dessein, c'est pour mettre la loi divine du mariage en opposition avec la doctrine abominable que prêche une certaine école socialiste de nos jours. Il y a quelques années à peine,lors de la fameuse malheureuse grève de Lawrence, qui a ‘ausé un si grand malaise dans le ».onde industriel, et qui a jeté dans la stupéfaction les hommes de bien ; vous vous en souvenez, des milliers d'ouvriers, hommes et femmes, ont paradé, portant, flottant an vent,la bannière des I. W. W., sur laquelle était écrite, en lettres voyantes, cette inscription infâme: No God, no Master, pas de Dieu, pas de maître. Les 7ndustriel Workers of the World, en niant Dieu, rejettent le mariage. “ À bas Ja famille, ct vivent les amours libres! ” tel est leur cri ignoble, C’est le renversement de l’ordre; c'est la ruine de la société; c’est le ravalement des hommes au rang des animaux immondes,

Laissons là ces malheureux dans leur aveuglement, et sachons, nous, que ie

mariage existait avant la loi de la propasation. Et, en effet, ce n’est qu'après avoir uni en mariage Adam et Eve que Dieu leur dit : “ Reproduisez et multipliez-vous. ”

Mais il n’y a pas seulement la voix de Dieu pour rappeler aux hommes la nécessité du mariage, il y a aussi la voix de la hature. Et comme la voix de Dieu, elle crie bien haut, elle pénètre jusque dans la moëlle des os, Les hommes peuvent ne pas entendre Ja voix de Dieu, mais ils ne peuvent pas être sourds à la voix de la nature, Ils peuvent ignorer le Maître de la vie, mais ils ne peuvent pas être indifférents aux choses nécessaires à la vie

“ Dieu, disent les Saintes Ecritures, créa l'homme à son image et à sa ressemblance, mâle et femelle, il les créa ”, ce qui veut dire qu’il les créa lun pour l'autre, Aussi ils s'appellent l’un l’autre, et se portent l’un vers l’autre. Et d’où vient cette attraction si puissante de part et d'autre ? Cette attraction irrésistible de part et d'autre vient du besoin qu'a la

nature de suivre la loi divine du “ reproduises ct multiplicz-vous. ”

Cette loi de la reproduction est manifeste partout dans le monde. Voyez les céréales, Vous jetez en terre, par exemple, un grain de blé ; ce grain de blé germe, lève, pousse une tige et dévelcppe un épi.

Aussitôt que le grain de cet épi est mûr, la tige sèche et la plante meurt. Cette plante n'a existé que pour la reproduction, c'était là sa seule raison d’être.

Il en est de même des arbres fruitiers.

Avec le printemps, l’arbre reprend une nouvelle vie, la sève monte et porte la vie dans toutes ses branches, il se couvre de fleur :, produit des fruits et les développe. Aussitôt qu’il a mûri ses fruits, il entre dans un nouveau repos. Le fruit mûri se détache de l’arbre, portant un arbre en germe, Jetez-le en terre, il produira un arbre semblable à celui qui l’a porté.

Les animaux, petits et grands, suivent la même lai de la reproduction,

La pureté des moeurs est une autre raison qui rend le mariage obligatoire.

“ A cause du péché impur, dit saint Paul, que chaque homme ait sa femme, et que chaque femme ait son mari. ” Le péché impur est une profanation sacrilège du chrétien. “ Ne savez-vous pas, dit saint Paul aux Corinthiens, que vos corps sont les membres du Christ, et que vos membres sont le temple uu Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous n’êtes pas à vous-mêmes? ”

Par le baptème, en effet, nu. sommes faits les enfants de Dieu ; nous vivons de la vie du Christ,comme les branches vivent de la vie de l'arbre, et le Sa’, t-Esprit demeure en nous. C’est pourquoi nous devons à Dieu, notre père céleste, de nous conserver purs; nous devons à Notre- Neigneur, qui nous vivifie, de nous conserver purs ; nous devons au Saint-Esprit, dont nous sommes le temple, de nous conserver purs.

Vous, qui n'êtes pas mariés, je vous le

demande, êtes-vous purs Pouvez-vous toujours résister à la concupiscence de la chair ? Pouvez-vous toujours éteindre le feu des passions dans vos membres ? Pouvez-vous toujours triompher du démon de l'impureté ? Si oui, à la bonne heure !

votre mérite est grand devant Dieu ; si non, c'est une raison de plus pour vous de vous marier; car C’est une honte et un crime de rester dans le célibat, pour y vivre dans le péché. “ A cause du péché iupur, que chaque homme ait sa femme ; et que chaque femme ait son mari. ”

J'ai dit, plus haut, que le commandement positif de la propagation n’est pas universel. Il n'est pas universel parce qu'il n'atteint pas nécessairement chaque homme en particulier ; il s'adresse aux hommes en général. Ce sera toujours pour l'humanité un devoir de se propager, en vertu de la loi positive, et de la loi naturelle de sa conservation. Mais pour se perpétuer, la race n’a pas besoin du concours de chaque individu, Chacun est donc libre,

en principe, d’embrasser l’état de vie qu’il juge le mieux adapté à ses inclinations et qui lui donne une plus grande garantie de bonheur ou de fidélité dans le service de Dieu. Il peut se marier sil le juge à propos, il peut vivre dans le célibat s’il le préfère.

D’après Notre-Seigneur lui-même, il est avantageux de ne pas se marier, pourvu que ce soit pour des motifs surnaturels.

Mais c’est un avantage que tous ne peuvent pas comprendre, mais seulement ceux à qui cela a été donné, car le célibat chrétien est un don de Dieu.

Notre-Seigneur, dans les Saintes Jeritures, fait mention de trois catégories de personnes qui ne se marient pas. “ Car, dit-il, il y a des eunuques qui sont nés tels dans le sein de leur mère, et il y a des eunuques qui ont été faits tels par les hommes, et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du royaume des cieux ; que celui qui peut comprendre comprenne. ”

Ceux de la première catégorie sont ceux qui ne sont pas aptes au mariage, soit par défaut corporel, soit par manque d’esprit.

Un enfant qui n’a pas atteint l’âge de ‘aison, ou un simple d’esprit qui n’a pas assez d'intelligence pour comprendre les obligations que le mariage impose ; aussi bien que l’eunuque et l’infirme qui ne peuvent pas en remplir les obligations, sont forcément exclus du mariage.

Ceux de la deuxième catégorie ne se marient pas parce qu’ils en sont empêchés par les hommes. Cet empêchement de la part des hommes peut être définitif ou transitoire. Les mutilés sont définitivement exclus du mariage ainsi que les détenus condamnés pour la vie. L’empêchement est transitoire quand il n’existe que pour un temps, comme pour les soldats de l’armée régulière, par exemple. Ils peuvent ne pas s'engager, mais du moment qu'ils s'engagent, il leur est défendu de se marier ; mais cet empêchement n’existe qu’aussi longtemps que dure le service. On

peut placer dans cette catégorie les personnes qui désirent se marier et en sont empêchées par la force des choses.

Ceux de la troisième catégorie, sont ceux qui ne se marient pas “ A cause du royaume des cieux. ” Ils peuven être divisés en deux classes. Les uns ne se marient pas par charité pour le prochain, tout en restant dans le monde. Nous rencontrons, par-ci par-là, de ces bonnes personnes qui se dévouent par pure charité pour les autres.

J'ai connu une de ces personnes, dont j'ai toujours admiré la conduite. C’était un brave garçon, un homme de coeur, et un excellent chrétien. Il était le soutien de sa mère qui avançait dans l’âge. Il avait l’intention de se marier, et avait en vue une charmante fille, enfant d’une bonne famille, qu’il voulait demander en mariage.

Il avait une soeur, veuve et mère de trois enfants. Intelligente et pleine d’ac-

tivité, elle gagnait abondamment la vie de ses chers petits. Mais voici que Dieu, dans les desseins insondables de sa divine Providence, enlève la mère, et les pe its enfants sont laissés sans parents. Que vont-ils devenir ? La grand’mère, avec toute la tendresse qu’elle leur porte, est bien là, mais que peut-elle faire ? Ellemême est à la charge de son garçon, et il parle de se marier ! L'esprit plein de ces pensées, qui la remuaient profondément, s'adressant un jour à son garçon, elle dit:

“ Joseph, que dirais-tu si je prenais les enfants de ta soeur pour les élever? ” — “J'y pensais, répond Joseph, seulement je craignais que la tâche ne fût trop rude pour vous. Maïs puisque vous le désirez, c'est très bien, nous allons les adopter ; vous remplacerez la mère auprès d’eux, et, moi, je leur servirai de père. ” Il fait ainsi généreusement le sacrifice de son mariage, et se dévoue pour les orphelins de Sa soeur.

Voilà, mes frères, un beau geste; voilà

une conduite admirable ! Il est resté garçon, mais sa vie de vieux garçon est honorable et fait sa plus grande gloire ; sans compter que, comme la veuve de l'Evangile, qui fait dans le temple le sacrifice de son obole, il s'attire l’admiration de Notre-Seigneur, et mérite ses meilleures bénédictions.

Enfin, il y a ceux qui ne se marient pas par piété : ce sont ceux qui se consacrent à Dieu, ceux qui, pour mieux i-availler à son service, renoncent au monde, embrassent la vie religieuse, et font voeu de chasteté, C'est ce célibat chrétien que Notre- Seigneur recommande particulièrement, et auquel saint Paul exhorte les premiers chrétiens. Il est préférable au mariage, et plus agréable à Dieu, parce qu’il est un état de vie plus saint.

‘“ Personne, dit Notre-Seigneur, ne peut avoir un plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. ” Le Sauveur ne pouvait pas donner une plus grande preuve de son amour pour les hommes

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qu’en leur donnant sa vie sur la croix. Les martyrs ne pouvaient pas donner à Dieu une plus grande preuve de leur amour qu'en versant volontiers leur sang pour lui. C’est là le plus grand sacrifice qu’il soit possible à l’homme.

Mais il en est un autre qui lui est semblable, c’est celui de la continence perpétuelle. Il y a dans l’homme, inhérents à sa nature, deux instincts également dominants : l'instinct de sa conservation et celui de sa propagation. Par le martyre on fait violence au premier, on l’immole ; c’est le plus grand sacrifice, celui de donner sa vie. Par le célibat chrétien, on fait violence au second, on l’immole ; c’est un sacrifice semblable au premier, et guère moins grand.

Oui, mes frères, le célibat chrétien cest un état de vie de renoncement, de mortification et de sacrifice. On ne renonce pas aux joies pures et si intimes de la famille, sans qu’il en coûte. On ne s’immole pas sans que la nature regimbe sous les coups.

Il en résulte une lutte poignante qui s’engage entre les inspirations de l’âme religieuse et les tendances naturelles. Saint Paul lui-même admet que ce combat est rude. Il a senti dans ses membres le feu de la concupiscence. Trois fois, il prie le Seigneur de l’en délivrer. Le Seigneur lui assure sa grâce, mais il le laisse aux prises avec ses pessions. Il aura à lutter jusqu’à la mort contre les mouvements instinctifs de la chair, toujours si prompts. Sainte Thérèse, pour montrer combien la concupiscence est inhérente à notre corps charnel, dit qu'elle ne meurt que quinze minutes après lui.

“ Que celui qui peut comprendre, comprenne ”, dit Notre-Seigneur, parlant de la vie religieuse. (Comprenez-vous la beauté de cette vie et toute son excellence ? Comprenez-vous combien elle est glorieuse ? Comprenez-vous qu’elle est la preuve du plus grand amour dont une âme puisse être éprise pour Dieu ? Alors vous vous expliquerez pourquoi Notre-

Seigneur aime particulièrement les âmes chastes, pourquoi il a voulu avoir pour mère la plus pure des vierges, pourquoi saint Jean était son apôtre de prédilection ; et vous ne serez pas surpris d’entendre saint Paul s’écrier : “ Je voudrais que vous fussiez tous comme moi, libres de tout engagement terrestre afin de pouvoir mieux travailler pour le royaume des cieux. ”

Nous avons déjà plusieurs enfants, sortis de nos écoles, qui ont répondu à l’appel d'en haut, et qui ont leur place aujourd'hui avec les prêtres et les religieuses, entièrement consacrés au service de Dieu et de l'Eglise. J’ai confiance que plusieurs des enfants de nos jours, qui les ont remplacés sur les mêmes bancs, suivront leur exemple.

Cependant, à cause de la difficulté de la continence perpétuelle, il ne faut s’y engager qu'après mûres réflexions, et qu'avec beaucoup de prudence. C’est un don qui n’est pas donné à tous ; c’est le

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