LA PRÉSIDENTE, JACOBUS , EMELINE, LA CONSEILLÈRE
( Lafejiêlree^t ouverte et laisse voir les têtes d'arbres et les montagnes loin/aines, — Emeline est encore en toilette de mariée. — Elle est assise près de la table. — La Présidente lui tient la main , Jacobus et la Conseillère la regarde avec intérêt. )
Calme-loi , mon enfant.
L&. CONSEILLÈRE
Sonf;ez , ma chère Emeline , qu'ici vous n^êtes plus entourée que de vos parens, vos nmis.
EMELINE.
Oh! je me sens mieux. . . beaucoup mienx... Pardonnezmoi le trouble dont je n'ai pu me défendre.
JACOBUS
Sois tranquille , tout ça se passera en songeant que désormais tu es comtesse . . . car elle est bien comtesse j il
( rj )
n'y a pas à revenir. . . El Ion (îîs, mon petit Pouipee , le voilà, (le droit, lu'ritier <le l;i branche des Ynlsen.., J'auvre innocent!. . . je suis sûr qu'il n^y pense seulement pas. . . il est déjà philosophe !
EMELINE.
Mais je n'ai pas revn le comte. . . qu'est-il devenu?
LA PR'sIDENTE.
Il est parti sans doute aussitôt l'accomplissement du mariage.
JACOBUS
Je le parierais. . . et au galop encore , comme il e'tait venu. Il est aile' rejoindre la chasse, poursuivre le gibier... Vn jour de noce, quelle inhumanité!
EMELINE , pensive.
Ainsi , nous ne devons plus le revoir!
( Elle reste pensive. )