‹ Le mariage par autorité de justice; comédie en deux actes. Par MM. Simonnin et DevilleneuveChapitre 19 sur 23 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

ÉMELINE, seule.

Ils ont vu mes larmes. . . et pourtant ils n'ont pas compris tout mon malheur... C'en est donc fait, j'ai signé moi-même ma sentence... Que va-t-il penser de moi, quand, il verra?. .. Ali ! du moins , qu'il sache que la contrainte seule... Ecrivons... Mais comment lui ferai-je parvenir?... Oh! je trouverai. . . oui, oui, e'crivons... ( Elle s^ assied près de la table , et écrit précipitamment. — L'orchestre joue en sourdine pendant toutle reste de la scène. ) Comme en nous quittant son regard e'tait triste , abattu ! . . . Et moi! ah! comme mon cœur s esibrisé!... Un mot encore... ( Elle achève sa lettre et elle se lève en essuyant ses larmes.') Pauvre Emeline ! ... tu as vu fuir , pour toujours , ce temps de calme et de bonheur , où i on plaisir le plus vif était le chant naïf du Tyrol, tonchagrin le plus cruel, la mort d'une fleur chérie ! ( Elle se rapproche de la table , et s'assied de nouveau. — Elle reprend sa lettre et la parcourt.) Non, il ne m'en voudra plus. . . La fatigue m'accable ! . . . Frédéric... pourquoi?. . . {Elle commence à s^ endormir. ) Non , non... il m'aime! . . ,

( V orchestre reprend en sourdine. )

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