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LES IMPOTS, ETC

nant l une à l’autre par les liens du sang et vivant d’une existence commune sous l’autorité

Femme berbère en grand costume.

d’un cheik élu, assisté d’un conseil ( Djem mcihâZi). Ce chef dispose de pouvoirs à la fois administratifs, exécutifs et judiciaires. Parfois la tribu, quand elle est considérable se divise

en sous-tribus ( fehed ou ied) (1), qui peuvent également avoir un cheik à leur tête. En dehors de la première Djemmahâh dont nous avons parlé, et que constitue une réunion de notables de toute la tribu, la réunion des divers cheiks des feheds ou des ieds en forme une autre dont les pouvoirs sont à peu près les mêmes. L’administration de la justice est dévolue à un officier spécial qui porte le nom de cadi : il y a un cadi par tribu ou par fehed.

La tribu est la grande division sociale et administrative du Maghreb, la seule effective. Au point de vue politique, il en existe une autre qui demeure, sur beaucoup de points, absolument nominative, car il est temps de dire que sur les sept millions d’habitants qui peuplent l’empire du Maroc, un peu plus des quatre cinquièmes , environ six millions, se considèrent comme complètement indépendants.

D’après cette division, les tribus organisées avec les Djemmahâh que nous venons de dire ont à leur tête, côte à côte avec les cheiks élus, un préfet ou représentant du Sultan qui porte le nom de caïd.

L’empire du Maroc — il faut le rappeler — cet empire que les géographes dessinent sur la

(1) Fehed , cuisse; ied, main.

LA POPULATION

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