‹ Le MarocChapitre 5 sur 42 · CLIMAT. - FLORE · texte numérisé non relu

CLIMAT. - FLORE

tagneux qui constitue les hauteurs du Riff et, horde la Méditerranée entre la basse Moulouya et Tanger. Dans la crête principale de ce dernier soulèvement, désigné sous le nom général de Saindjah, il faut citer les hauteurs de Ouezzan et d’Habib qui s’élèvent au sud de Té-

\ue d’Ouezzan.

touan, le Djebel Kmash, le Djebel Zarzarh qui domine la ville d’Ouezzan.

Les montagnes du Riff n’ont point été mesurées plus exactement que celles de l’Atlas marocain; toutefois d’après les observations approchées qui ont été pratiquées au-dessus de quelques-uns de leurs points culminants, on est certain que leur altitude n’atteint pas 2,500

mètres. Leurs deux versants principaux, celui qui s’incline sur la Méditerranée et celui qui regarde l’intérieur des terres, sont très différents d’aspect. Autant le premier est verdoyant, garni de forêts et d’essences végétales diverses, autant le second est desséché et aride. C’est une remarque qu’on peut faire également lorsqu’on étudie les deux versants de la grande épine dorsale algérienne ; les pentes exposées au nord-ouest sont relativement fertiles si on les compare au versant du sud-est sans cesse brûlé par la réverbération des sables du désert .

La partie des montagnes riffaines qui va de Tétouan à Tanger en emplissant de ses ramifications la presqu’île qui finit à Ceuta, ni point l’élévation ni les difficultés de transit que l’on peut constater pour le Saindjah. Le Diebel-llaouz et le Djebel Buliounèse (t) sont les deux pointes extrêmes de ce soulèvement qui fait pendant à Gibraltar, avec une hauteur beaucoup plus considérable que celle de la Pointe d’Europe.

Au sud-ouest du Djebel Aïatclnne, Atlas s’étend jusqu’au rivage océanique en s’élevant à des hauteurs qui atteignent parfois 4,000 mètres : cette altitude peut être considérée

(1) Les Espagnols disent BouiUonesse (bullones).

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