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dépassé les limilcs d'une démonstration inoffensive.
En octobre 1803, néanmoins, on put croire
qu'en dépit des complications politiques, peutêtre européennes j que ne manquerait point d'entraîner aujourd'hui une nouvel te expédition d'O'Donnellj l'Espagne allait de nouveau tenter le sort des armes eu Afrique.
Les faits sont d'hier : il nous suflira donc de les rappeler brièvement.
Depuis bien des années, depuis le traité de AVad-Ras, le gouvernement espagnol avait projeté d*élever à la limite de la plaine de Melilîa, ri i vers ouvrages de fortification destinés à mettre la ville à Tabri d'un coup de main. Certains avaient pu être construits sans trop de difficulté, têts les forts de Rostro-Gordo et de Cal)rerizas- Altas au Nord^ la tour de Camellos au Sud, mais un autre ouvrage, la redoute de Sidi-Guariacb, destinée à protéger la ville à Touest, contre les incursions des Kabyles de Frajana, était encore à rétat de projet, quand Tau tari té militaire se décida, vers le milieu de Tannée 1893 â entreprendre enfin les travaux. Les plans étaient prêts depuis longtemps, il ne restait qu'à mettre les ouvriers à Tœuvre : c*est ce que fit le génie, le 26 septembre.
Si nous disons que remplacement cboisi par les Espagnols pour te fort de Sidi-Guarîach
domine la mosquée du même norrij située à ([uelques mètres de là, sur le territoire kabyle de Frajana, nous donnerons facilement à entendre que la nouvelle construction fut, immédiatement, très mal vue par les indigènes; aussi, dès la première pierreries travailleurs européens eurentils à supporter les invectives des Kabyles et des menaces qui ne devaient point tarder à se réaliser.
Eifectivement, quand le 29 septembre au matin, les travailleurs espaguois sortirent delà baraque qu'ils s'étaient construite à proxinnté, pour ne point rentrer chaque soir dans Melillaj ils trouvèrent en arrivant aux chantiers, les travaux complètement détruits, les tranchées creusées pour les fondations comblées^ les terrassements nivelés et jusqu'aux bois de construction, amenés non sans peine à Sidi-Guariach^ calcinés, réduits en cendre.
Informé de cette agression audacieuse, le général MargallOj gouverneur de Melilla, donna Tordre qu'une compagnie de 40 disciplinaires, commandés 'par deux officiers, passât la nuit dans le chantier, prescription qui fut exécutée le soir mémo.
Les nuits du 29 au 30 et les deux suivantes se passèrent sans incidents, grâce à cette précaution ; mais le 2 au matin^ les travailleurs s'étaient à peine mis à r ouvrage, que le chantier fut peu à
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peu entouré par une masse considérable de Kabyles, Ce furent d'abord des vociférations et des menaces, puis des picrreSj enfin les moukhalas se mirent de la partie et les balles comnieiicérent à pleuvoir sur les Espagnols, qui durent farcément interrompre leurs travaux.^
Immédiatement avisé de ce qui se passait^ le général ilargallo monta a la tour de Camcllos, à mi-distance entre Melilla et Sidi-Guariach et d'où Ton domine bien toute la plaine. De cet observatoire, le gouverneur put très bien se rendre compte de la situation et du danger que couraient non seulement ses tiavailleurs mais sa compagnie de disciplinaires enveloppés a peu près complètement par des masses qu'on pouvait évaluer à 3,000 hommes. Tout d'abord il donna Tordre a la garnison de Camellos de se porter au secours de Sidi-Guariacb, mais ce secours ne pouvait suffire; on fit donc appel à la garnison de la place eUe-même, et pendant querartillerie de Cabrerizas-Altas ouvrait le feu sur les Kabyles, les 400 soldats qui composent en temps normal la garnison de Melilla se portaient peu à peu sur la bgne de feu.
Le combat était rude.
En efTet le chiffre des combattants ennemis grossissait d*heure en heure : il en sortait de toutes parts.
Non seulement on avait devant soi les Kabvles
de Frajanaj principaux intéressés dans la question de Si<li-Guariach, mais on ne pouvait douter que les Beni-Sicar qui vivent sur la rive gauche (lu Rio-Oro, les Mazouza qui confinent à Frajana vers le Sud n'eussent pris le parti de leurs voisins et coreligionnaires, A cinq heures, la ligne espagûole fort ébranlée, mal unie, démesurément étendue était contrainte malgré d'héroïques efiorts, ù battre en retraite, menacée fortement sur ses tlancs par un ennemi entreprenant qu'exaltait démesurément sa victoire.
L'échec du 2 octobre eut, en Espagne, un douloureux retentissement. Ce n'était point seulement le pavillon national insulté, le traité de Wad*Ras déchiré, c'était encore l'armée, l'armée régulière battue, et battue par des partisans sans armement, sans connaissances militaires, sans tactique, de vulgaires pilleurs d'épaves car on sait que les RilTains ne sont que cela. La première stupeur passée, ce fut dans toute la péninsule, une explosion de colère et de fureur : on demanda à hauts cris le châtiment, un châtiment rapide, brutal, exemplaire, et toute FEspagne s'unit dans cette pensée commune dans ce cri poussé d'une seule voix : à Melilla !
Dans cette circonstance à la fois pénible et grave, le cabinet de ÎJadrid n'hésita point, et décida l'envoi immédiat à l'embouchure du Rio-Oro de six mille hommes. On calmait ainsi
L ESPAGNE AL- MAIini:.
ropinion piiblicjue, et Ton s'établissait gq Afrique avec dpF^ forces suffisantes pour parer^ temporairement au lïioiDs., u toutes les éventualités,
Malheureusemeat, de bi pensée à l'acte, il y a loin souvent, del dicha al hecho hay gran trecho, comme disent les EspaL^nolSj dii'e e^ faire sont deux, comuïe nous disons nous-mêmes. Or^ le malheur voulait que FEspagne fut en ce momeiit en pleine réorgatiisation militaire, que les modifications appliquées à la coastituliori de l'armée par le iniaistre de la guerre actuel, le général Lopez Domioguez, fussent encore loia d'être entièrement assises. 11 advint donc que pour envoyer ces six mille hommes en Afrique on fut obligé de prendre un peu partout, de ci et de làj un bataillon dans un corps d'armée^ un autre dans un autre, de telle sorte que la situation sans s'aggraver ne s'améliorait pas et que le seul résultat de la décision gouvernementale fut un énervement général dans la nation, des critiques améres coiiti*e le cabinet actuel rendu responsable de maux auxquels bica d^autres avaient contribué avant lui.
D'ailleurs, aux eudjarras que causait au gouveraemeat la situation mLbLaii'c intérieure que BOUS venoas de dire, s'en ajoutaient d'autres, nombreux et plus graves encore. Sans compter les préoccupations que ne pouvait manquer de causer la perspective des coïuplica lions euro-
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pceanes pouvant résulter cFuDe intervention militaire au MaroCj il fallait tenir compte que rien n'était préparé à Melilla pour recevoir ua corps de six mille hommes. En E^^pagne, le train fies équipag-es n^cxiste pas : on le crée de toutes pièces le jour d'une enLrêe en campagne; de même, le service des subsistances^ le service da santé n'existent guère que pour le temps de paix. OVj on n'envoie pas six mille hommes liors du territoire national, de l'autre coté d'un détruit, dans la mauvaise saison sans que la mise en route d'un détachement de cette force exige des préparatifs considérables, qui deviennent nécessairement fort longs (jnand rien n'a été disposée l'avance pour leur exécution. Mais, l'opinion pubhque ne comptait point avec toutes ces diflicultés qu'elle ignore en Espagne comme ailleurs; aussi, les tacticiens de café s'en donnaient-ils à cœur joie, en exposant les plans les plus fantaisistes, en fulminant des critiques aussi amères qu'insensées.
Entre temps, les jours j les semaines s'écoulaient et les journaux se dé?4espéraient du laconisme de la GazeUe officielle dont les comptes rendus du théâtre de la guerre étaient chaque jour de la même monotonie décevante : Melilla^ sin novedad^ Melilla ; rien de nouveau,
II était bien vrai que les travaux de Sidi- Guariach avait été repris, sous la fusilladCj à la
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vérité, mais enfin ils contimiaient sans interruption ; cependant, tout le monde sentait^ en Espagne, que la situation de l'armée était celle d'une troupe assiégée ^ bloquée et c'était rofTensivej une offensive hardie, entreprenante, victorieuse^ qu'on exigeait.
Les choses, en étaient au point que nous venons de dire quand une dépêche désastreuse vint à nouveau remuer péniblement la fibre nationale.
Le 19 novembre au soir, le gouvernement était infoi^ué qu'un combat livre dans la journée s'était terminé par une retraite difficile, que le nombre des blessés et des morts était considéral)lej quau nombre des officiers mortellement atteints se trouvait le général Margallo.
Cette fois le pays exigea absolument la guerre, quoiqu'il en dut coûter et le gouvernement, paraissant céder à ses exigences, décida la formation d'une armée d'opérations composée de deux corps d'armée dont le commandement fut confié le 25 novembre au maréchal Martinez Campos>
Tous les préparatifs réalisés pour f envoi du premier corps de six mille hommes se trouvaient nécessairement insuffisants, mais il ne fut point trop dinicilc d'élargir les bases du premier projet de façon à l'appliquer au sccoiid. Vers le premier décembre, le corps expéditionnaire fort d'envu'oa ^0^000 hommes se trouvait concenti'é k Melilla avec la composition suivante ;
J7fi iF, M A HOC.
Le U"" corp?i (Varmée aux ordres dulieutenantgéoér-al Primo de Riveï^îi coinprDnint les divisions OrLegii y Diaz et Salcedo^ fortes chacune de ti^ois brigades (1).
Le 2*^ corps placé sous le commandement du lieuteaant-général Ghinobilla, comptait égale^ ineat deux divisions, Tune de trois brigades aux ordres du géuéral Berriz, l'autre de deux, commandée par le général Mella.
Comme elîectif ces forces préscuLaient les chif-frey suivants :
1" corps d'armdt' 8,360 hommes (2)
Troupes non endivisionnées 3.520 Service de santé d'administration, gendarmerie, etc. 3;ïO —
Total. . , . ^2L77U Jioinmes
Cette fois on était Ijien persuadé, en Espagne comme aiileurSj que les opéraLious allaient im~ mndiatement commencer, mais on devait être déçu encore une fois dans cette attente.
Effectivement le nouveau général en chef était a peitje arrivé, qu'au lieu d'ugir mmm militari^ comme on pouvait croire qu'il allait le faire, ou le vit entamer des négociations avec les Kabyles^
(i) En Espagne les régimeats n'ojit que 2 bataillons* 3 brigades domienL di>nc G iiatai lions comme 2 des autres, (2) Les bataillons à 3o0 Lomnies.
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notamment avec un frère du Sultan dépéché devant Melilla par Tcmpereur avec mission de tout accepter^ de tout permettre à condition que tes Espagnols ne brûlassent point une cartouche.
Tout le mois de décembre se passa auisi en pourparlers^ en allées et venues, et finalement, Texpédition prit fin sans qu'il fut tiré un coup de l'usiL Celui sur Tépée duquel le pays comptait pour une réparation éclatante consentait à devenir un ambassadeur pacifique, le langage diplomatique allait remplacer la voix du canon, et c'était le maréchal Martinez Campos qui se chargea d'aller lui-même à Fez chercher les réparations que le gouvernenient de la Jieine renonçait à imposer par la force.
Vingt millions de francs payables en quatre années, le rétablissement d'une mission mUî taire au Maroc, celui d'une mission de Franciscains à R'batj le tracé autour du camp de Melilla d'une zone neutre large de cinq cents mètres, le chati-^ ment des auteurs des attentats du 10 octobre 1893 contre Melilla, telles ont été les clauses du traité signé par le maréchal Martinez Campos ^ en mars 4S94, à Maroc j clauses qui dans leur ensemble sont favorables et ont satisfait T opinion publique en Espagne* Et devant le résultat de cette négocialion, il faut reconnaître que, dans toute cette affaire, le cabinet de Madrid a montrénne grande sagesse et un calme qui lui font honneur.
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Effectivement, si nous sommes convaincus que TEspagne doit im jour ou l'autre recommencer sur des l>ases plus solifles rexpédition d'O'Donnell, si nous estimons que c'est pnr la force plus que par la voix diplomatique qu'elle prendra au Maroc la place à laquelle son passé, ses traditions, ses affinités de race lui donnent droitj nous ne pensons pas tju'elle doive agir au dépourvu, comme elle l'eut fait en entamant la guerre dans les circonstances actuelles. j
Une campagne, daas la situation présente eut '
été le pendant de la campagne d'O'Donneîl en 186tl ; beaucoup de gloire, beaucoup de sang, |
ni argent ni territoire : ce n'est pas là le résultat !
auquel doit viser un peuple pratique, i
Toutefois, il est permis de regretter queMa nation espagoole, éminemment sympathique, ^si véritablement appréciée dans notre pays, se désintéresse par trop, le plus souvent de cette question marocaine qu'elle devrait, à coLé de nous, prendre eu main d'une fiiçon plus active. Pour ne parler que deriulUience relijfieuse, de l'influence catholique dont nos voisins jouissaient jadis au Maroc d'une façon incontestée, il est regrettable de constater qu*ils laissent cette influence se perdre, s'amoindrir tous les jours au grand détriment des justes prétentions qu'ils peuvent avoir à soutenir un jour en Afrique. C'est, du moins ce dont se plaignent de nombreux écii vains espagnols.
Une rue à Fez.
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LE MA HOC
Le chrîstianisQiej on le sait, avait pénétré au Maroc dés le im siècle, et il y compta à cette époque de nombreux évéchés, Tingis, Sala, Tacolorida, Vùlubîlis, dont les titulaires relevaient comme aujourd'huidu primat d' Afrique, l'évêque de Cartbage (1).
Mais après l'invasion arabe, les Chellalas chrétiens qui refusaient d'embrasser l'islamisme durent se réfugier daus l'Atlas, et après avoir vécu là pendant plusieurs siècles dans la pratique de leur cul te j ils furent enfin contraints, cernés de toutes partSj isolés qu'ils étaient du reste de la chrétienté, de se f^iire mal lomé tans*
Les missionnaires espagnols, qui, dès les premiers jom^s de la conquête, avaient pénétré, à la suite des armées castillanes dans Alabella, Ceuta, Tanger, Laraclie, La Maniorra,SaIé,R*].)at, Mazagban eussent pu profiter de ces premiers jalons pour ressusciter les vestiges d'une croyance qui allait chaque jour s'oblitérant davantage. Ils demeurèrent malheureusement impuissants à s'introduire dans les campagnes, là précisément où leur présence eût été le plus nécessaire.
Au contraire, dans les villes et même dans des centres populeux entièrement soumis aux sultans, comme à Fez et à Maroc, par exemple, ils arrivèrent à conquérir une véritable inilueuce. C'est
(J) L^MonUeur de Rfme^ 15 octobre 1887,
Googl^J
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ainsi que nous voyons des hommes comme le frère Thomas, le frère Francisco de la Goncepcion^ jouir auprès des chérifs d*une considération particulière- Sous le règne de Mouley-Ismaël à la fin du xviF siècle et au commencement du xviiF, au milieu des ténèbres d'un règne encore barbare, les missions espagnoles se développèrent d'une façon telle qu'elles jetèrent d'importantes ramifications dans la plupart des villes de l'empire même les plus éloignées. Généralement pour être à même de mieux secourir les malheureux prisonniers pour lesquels ils remplissaient surtout leur ministère, c'est dans les prisons mêmes que les missionnaires établissaient leur résidence.
Les missions espagnoles étaient à cette époque entre les mains des Pères franciscains déchaussés d'Andalousie et elles y seraient demeurées longtemps si les Trinitaires n'avaient obtenu leur expulsion j pour se mettre à leur place.
Mais cet excès de zèle ne porta pas bonheur aux nouveaux apôtres, qui tombèrent, après un court règne dans un tel dénûmcnt de misère et d'abandon que la Congrégation de la propagande dût rétablir les Franciscains.
La nouvelle mission se repeupla à nouveau d'Espagnols et pendant les dernières années du régne de Mouley-Ismaël les Franciscains déchaussés de la province de San Diego d'Andalousie possé-
LE »AnO€,
(laient deux églises à la cour de Méquinez avec les mêmes privilégies qu'en Espagne. Il y avait en outre quatre chapelles, deux desservies par des l'rançais et deux par des Portugais. A Salé, à Fez, a ïétouan, les missionnaires possédaient deux hôpitaux, chacun avec une chapelle.
A la lin du xviii*^ siècle, les Pères franciscains n'avaient fait que g^randir en influence au Maroc, grâce an ré(]^ne du bi<^n vigilant Mohammed, C'est d'ailleurs à eux en grande partie et particulièrement au frère José Bathas que Charles III avait du le succès de la plupart de ses négociations avec le sultan,
r^eur lialiit même étuitdevenu populaire; il était non seulement supporté y il était aimé etvénéré(l).
Quant à la fm du xviiie siècle et au commencement du XIX'' ^ l'Espagne en proie à la guerre civile et aux luttes intestines dont nous avons parlé, eut cessé de continuer avec le Maroc las relations suivies qu'elle avait entamées sous Mohammed, ce furent encore les missionnaires qui perpétuèrent les traditions nationales au milieu des populations du Maghreb; malheureusement l'habit de Saint-François ne garde plus aujourd'hui, qu'une faible partie du prestige dont il brilla jadis.
Actuellement les Franciscains ne possèdent
(1) Canovas del Castillo, .l^f/fUe^, passim.
L ESPAGNE AU MAHOC,
plus au Maroc d'églises particulières qu'à Tétouan et à Tanger; dans la plupart des autres villes ils n'ont point d'édiiices spéciaux et célèbrent le culte dans des maisons particulières louées à cet effet.
La mission comprend seulement à Theure actuelle j douze prêtres, dont quatre à Tanger, quatre à Tétouan^ deux à Casablanca, un à Mazaghan et un à Mogador. Le supérieur a te titre de vicaire apostolique et réside à Tanger (1). Est-ce que TEspagne ne comprendra pas qu'il y a là quelque chose à l'aire, qu'un appui solide prêté à ses missionnaires lui vaudrait sans doute davantage que bien des subsides donnés à des agents moins désintéressés? IL y a là une question d'avenir et d'intluence qui mérite qu'on rétudie; elle ne doit pas manquer d'attirer l'attention des hommes d'État espagnols (2).
(1) Lettre de Casa-Blanca (Maroc), en date du H octobre 1887. Dans la Correspondenda miliiar,
(2) Ces lignes étaient écrites quand en lisant le traité de 1894, nous avons vu qu un (ïe ses articles spécifunt le rétctblissement à irbat de la mission des Franciscains, Nous nous félicitons pour TEspagne, de ce résultat et nous sommes heureux de constater que, sîins le savoir nous étions d'accord, dans nos deùdemia à cet é^ard, avec le gouvernement espagnol.
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T^ROISIEME PARTIE