OROGRAPHIE. — FLEUVES
CLIMAT, — TLORE,
des brèches praticables aux caravanes. On rencontre en cet endroit les divers cols du Tizi-Naglaouï qui permettent une communication assez facile entre le bassin supérieur de TOuni-er-Rbia, entre la ville de Maroc et le bassin supérieur du Draâh, c'est-à-dire entre les deux versants de l'Atlas; cependant^ il faut tenir compte quen hiver la neige intercepte souvent le passage.
Au sud des Tizi-Naglaouï se trouve la montagne la plus élevée de toute la chaîne, le Djebel Sirouahj revêtu, nous dit Foucauldj de neiges éternelles ; ce pic fait partie du massif du Deren ou Drahren qui s'étend jusqu'au col de Tagherout (lO de longitude ouest) et relie le grand Atlas au petit Atlas dont nous parlerons tout à llieure.
Le Deren se prolonge vers le sudnDuest par TAdrar etrAouara et vient fmir au nord d'Agadir j à Tembouchure du Sous, en conservant encore une hauteur- de plus de 2,000 mètres.
Au sud du grand Atlas j nous avons à signaler encore comme montagnes, deux séries de hauteurs p(arallèles àîa chaîne principale^ d'altitude beaucoup moindre, mais cependant d'un relief suffisant pour mériter une mention spéciale.
Ce sont d'abord les déformations connues sous le nom de petit Atlas, qui atteignent parfois 1^500 mètres s'il faut en croire Rohlfs, et plus au sud encore, les collines de Ban h
Le petit Atlas n'a nulle part Taspect grandiose
lS LE MAROC.
et souvent désolé de rAïatchine ou du Deren; plutôt qu'une chaîne continue, c'est une série de hauteurs distinctes où les endroits pittoresques ne sont point rares ; les dépressions y sont nombreuses et leur franchissement n'y présente nulle part de véritables difficultés. Quant au Bani, c'est un seuil rocheux de deux ou trois cents mètres de haut, émergeant à pic du sol du désert et placé là, ce semble^ pour arrêter renvahissement dos fiahles poussés par le vent du sud-est: le Bani s'étend des sources duDraâh à l'Océan Atlantique sur une étendue d'environ 500 kilomètres.
Le petit Atlas et le Bani ont, comme on vient de le voirj une direction parallèle au grand Atlas et sont sans doute les plissements, les crevasses d'un même soulèvement. Au contrai re^ les ramifications qui s'étendent au nord-ouest du grand Atlas aiïectent la forme de rameaux perpendiculaires à la crête principale.
Au sud des montagnes du Riffetse détachant d'un des plus importants contreforts nord-occidentaux de r Atlas est le Djebel Enhiane ou Aniane dont les ramifications s'étendent jusqu'à Fez et Mequinez : viennent ensuite le Djebel Akbdar entre fOued Tensift et TOum-er-Bbia, enfin les divers massifs qui bordent la côte entre Agadir et Mogador, et dont le principal est leDjcbel Hadib,
Les fleuves du Slaroc sont de beaucoup les plus considérables de toute la région africaine qui