‹ Le Maroc d'aujourd'hui, d'hier et de demain;Chapitre 8 sur 71 · OROGRAPHIE, — FLEUVES- — CLÏMAT, — FLORE · texte numérisé non relu

OROGRAPHIE, — FLEUVES- — CLÏMAT, — FLORE

confine à la Méditerranée, Sur le versant septentrional ^ le premier et à peu prés le seul à signaler est la Moulouya (Nriouya) qui formait autrefois la limite entre la Tingitane et la Maui^étanie césarienne.

Ce fleuve prend sa source dans le grand Atlas, au Djebel Alatchine et se jette dans la Méditerranée à quelques kilomètres a T ouest de Nemours, après un cours d'environ 400 kilomètres. De la Moulouya à TOued Ras qui arrose Tanger, on ne rencontre que des torrents sans importance, et les véritables rivières ne recommencent à apparaître que sur la côte occidentale. Là, nous trouvons successivement en descendant du nord au sud, TOued Hetcherat qui, après avoir traversé une vallée sinon fertile tout au moins pittoresque, parfois verdoyante, se jette à la mer près de Tanger ; TOued Khous, qui vient des montagnes de Hazzan et atteint TOcéan près de Larache. Après Larache, la côte sablonneuse, forme divers deltas où viennent se perdre plusieurs ruisseaux qui prennent leur source dans les montagnes du Ouezzan : c'est la côte de FAl- Gharb, — TAlgarve des Portugais — avec les deux villes de Kars-el-Kebir, et Medya, Tancienne Mamorra des Hispano-portugais. Au sud de Mamorra, on rencontre successivement comme rivières importantes: le Sebou (Sbour), connu de Pline qui Tavait appelé le « Merveilleux », le Bou-

Page 1