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fort incommode pour un ministre favori. Si el-Mehdi el-Menehbi est parti, le 1er février, avec 8.000 hommes, qui sont à peu près les dernières forces actuelles du makhzen ; quelques centaines d’hommes ont été laissés, en réserve, aux Mtafi et à la mahalla de l’Afrag. Le ministre de la Guerre a emmené avec lui son harem et ses négresses; c’était le meilleur moyen de se procurer en campagne une existence agréable | et de mettre les siens à l’abri en cas d’accident à : Fez. Depuis dix jours, la mahalla de Si el-Mehdi n’a pas fait grands progrès ; elle campe, à huit heures de la capitale, à l’arba de Tissa, sur la limite des Iiayaïna, sans oser s’engager sur le territoire de ces éternels félons qui négocient de tous côtés, tout en trompant et pillant indifféremment les gens du makhzen comme ceux de Bou Hamara.
Quant au Rogui, il est retourné dans la montagne des Riata. Il serait, dit-on, légèrement blessé à l’épaule et se soignerait de sa blessure. La fraction des Ehl-Tahar, à laquelle appartient sa femme, lui fournit d’ailleurs un abri sûr ; car l’honneur de la tribu, le mezrag, lui interdit de livrer l’homme qui, par son mariage, est devenu l’un de ses frères. Pen- 1 dant ce temps, tout son monde s’est dispersé. Les tribus qui se rattachent à lui sont sans doute liées les unes aux autres par des refouds ou conventions de passage. En tout cas, elles ne paraissent pas vouloir rompre leur allégeance à l’égard du prétendant, car aucune d’entre elles n’a envoyé de délégués pour « égorger au makhzen », après l’affaire du 29 janvier, et c’est la première fois, de mémoire d’homme, que se produit un aussi morne lendemain de victoire-