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SALINES

Le sel est très abondant au Maroc, non seulement le sel marin qui s'exploite de façon très rudimentaire sur toute l'étendue des côtes, mais aussi le sel gemme. Certain gisement comme celui d'Hadjerat Mouka, près de Larache et de la Casba Tadla, non loin de l'Oum er Rebia, sont connus depuis des siècles. Le gisement d'Hadjerat Mouka et celui très proche du Djebel Sarras passent pour contenir du soufre et de l'argent en sus du sel.

Dans le Sous, les gisements de Béni Mouna permettent l'extraction de larges dalles (i mètre carré environ) sur une épaisseur de 15 à 20 centimètres.

A Taoudenc à l'est de l'Adrar se trouvent de très riches gisements également bien connus. Cette région de TOued Draa (riv. gauche) est, d'ailleurs, d'une constitution géologique analogue à celle de la lisière septentrionale du Sahara Algérien; on y trouve de véritables montagnes de sel qui ressemblent fort à celles situées avant Lazhouat.

Au sud de Sa ghiat-el-H amra, la « dépression rouge » qui forme la limite théorique du Maroc et de la Mauritanie Saharienne, s'étend la région des Sebkhas, sorte de lagimes couvertes de bancs de sel cristallisé. La plus importante, celle d'Edgil n'a pas moins de 25 à 30 kilomètres de longueur sur une largeur de 12 à 14 kilomètres; elle comprend 4 couches d'une épaisseur de 1 5 à 20 centimètres séparées chacune par un large banc d'argile. On a d'ailleurs remarqué que ces bancs exploités depuis un temps immémorial se renouvellent par les. apports des eaux de pluies chargées de chlorure et de nitrate environnants.

Beaucoup de rivières, et non des moindres, sont salées ou tout au moins saumâtres. Ce serait, paraît-il, le cas de l'Oued Inasrien, le principal affluent de la Moulaïa sur la rive gauche

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274 IITHE QUATORZIÈME

Il Le Maroc, comme le reste de l'Afrique du Nord, est très riche en sel, sous forme de sources salées, fleuve» ou lacs salés, rochers de sel. Certains élages du tertiaire et probablement aussi du trias, renferment beaucoup de sel. Les terrains salés abondent dans la région au Nord et au Nord-Ouest de. Fez. Dans la province d'Ahmara, le petit lac Ziama est exploité pour la croûte de sel qui s'y forme par évaporation. Dans la région de Demnato, on a signalé des rochers de sel, dont les gros blocs rougeâtrcs sont appoités sur le marché de cette localité, n (Aug. Bernard, l-es Productions, rAgriculture et l'Industrie au Marge. Revue Générale des Sciences, 1903.)

u Sur la rive même de la Méditerranée, au Sud-Est de Melilla (fort espagnol), ec trouve le lac sale de Bou-Erg. Cette étendi-e d'eau, gi- 13 kil. de long sur 8 de large, est profonde au centre (15 à 20 m.), mais ses bords forment les marais salants exploités par les indigènes. De plus, à l'cTtrémité méridionale, une énorme montagne de sel gemme est à la disposition de ceux qui veulent se donner la peine de tailler dans sos flancs, et toutes ces richesses sont à i kilomètre de la mer. » (Moulicras, Le Maroc inconnu.)

\Aa Mos(]uéc de Tanger.

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