TANGER ET LA ZONE ESPAGNOLE
Cette partie du Maroc a pour limites : au N. la Méditerranée sur 300 k., à VO. la côte atlantique sur 150 k., au S. les derniers contreforts des Djebala et du Rif, à l'E. la rive g. de la Moulouya sur 75 k. En dehors de Tanger et de son arrièrepays, qui jouissent d'un statut spécial, elle est soumise à la protection espagnole qui y compte 47,000 métropolitains, y compris ceux qui peuplent Tanger. Il s'en faut toutefois qu'elle soit complètement pacifiée. L'influence de l'Espagne ne s'exerce guère que sur les côtes, et plus ou moins en profondeur selon la résistance des autochtones, dont certains ont un esprit d'indépendance très accentué. Les Rifains, en particulier, qui comptent plus de 500,000 individus et qui occupent un territoire de 20 à 25,000 k. carrés extraordinairement montagneux et raviné, encore peu exploité et peu connu, ont été jusqu'ici rebelles et indomptables. 11 faut donc se borner, à l'heure actuelle, à visiter les côtes sans entrer très avant dans l'int^érieur du pays. On peut cependant, par la voie de terre, aller de Tanger à El Ksar et Larache (zone espagnole), à Arbaoua, Rabat et Fès (zone française) et de Melilla à Oudjda par Selouane et Berkane.