‹ Le Maroc. Publié sous la direction de Marcel Monmarché. Avec un autographe du général LyauteyChapitre 147 sur 153 · DE CEUTA A MELILLA · texte numérisé non relu

DE CEUTA A MELILLA

r. Arturo-Royes, 18; Espana, r.

Caacel, 12; Rtiz, r. Grand-Capitan,

1 ; La Bosa, r. Alphonse-XIll, 31; La Perla, 4, r. Cervantes; Santiago, r. Carralejas, 7; Colon (Emile Malet), r. Général-Margayo ; lieina Cristina, r. Gervantès, 2.

Banques : — d'Espagne, r. Carralejas, 14; de Carthagène,r. Général- Marina, 5; Samuel Salama, r. Alplionse-XllI.

Voitures publiques : — zone, 0 pas. 50 la course; de la à la !2« zone, l pes. la course pour 1 ot

2 places, avec un supplément de 0 pes. 25 par place pour plus de deux places ; 2 pes. l'heure ; de minuit à 6 h. 3 pes. l'heure; l'heure pendant les tètes du Carnaval

3 pes.

Garage et location d'automobiles :

— Astigarraga.

Bains : — de mer : Apolo et José Manzarello ; ordinaires : Julian Argos.

Cartes postales ; — Jiménès Marassi.

Journaux : — El Telegrama del Rif; La Gaceta de Melilla; El Heraldo de Melilla-, El Cronista; Pro Patria.

Théâtres : — Reina Victoria, r.

Alphonse-XII ; Alphonse XIII, r.

Carralejas; Alcantara, quartier de la Piaza; Général Villalba, quartier del Real.

Cinémas : — Salon Knrsaal, r.

Joaquin Costa ; Salon Impéinal, r.

Prim; Parc des Attractions, place

d'Espagne.

Histoire. — Sur l'emplacement actuel de Melilla, les Phéniciens avaient fondé leur comptoir de liusaddir, qui passa ensuite au pouvoir des Carthaginois, puis des Romains. Une ville berbère fondée, dit-on, par les Hls d'El Bouri Ibn Abi P^l Alla 1^1 Meknassi, et qu'El Bekri mentionne au xe s., en était l'héritière au moyen âge. La place fut enlevée en 927 par Abd Er Rahmane En Nasseur, souverain omniade d'Andalousie, qui bâtit les murailles de la ville. Conquise en 14'.)6 par Pierre Estopihan, officier attaché à la maison du duc de Medina-Sidonia, elle fut remise par ce dernier à la couronne d'Espagne (1506). Ello n'a cessé depuis d'appartenir aux Espagnols, sans que ceux-ci, jusqu'au début du xx® s., aient jamais sérieusement tenté de se donner de l'air et d'en faire la base d'une occupation territoriale quelque peu étendue. Son histoire, durant quatre siècles, ne fut qu'une suite de sièges et de blocus, en 1525 par les Rilâins, en 1687 par les Maures, en 1774 par Sidi Mohammed Ben Abd Allah avec 80,000 hommes, et en 1893 par les troupes de Moulay El llassane ; ce dernier siège, qui donna lieu à des combats très meurtriers, fut occasionné par la construction d'un fort près du marabout do Sidi Ouriache, il nécessita le concours d'une armée de 25,000 hommes commandée par le maréchal Martinez Campos.

La situation est maintenant changée. Les indigènes ayant massacré, en juillet 1909, le personnel européen d'exploitations minières non loin de Melilla, la garnison de la place intervint, et, du 18 au 27 juillet, eut avec les agresseurs des engagements très vifs. Résolu à une action énergi{[ue, le gouvernement espagnol réunit à Melilla plus de 50,000 hommes, sous les ordres du général Marina. En septembre, celui-ci prit l'offensive et occupa d'une part Solouane, au S. du massif montagneux auquel est adossé Melilla, d'autre part le pays dos Beni Sicar, au N. Les opérations furent complétées en novembre par l'occupation des cols d'Atlaten, d'où l'on domine le cccur môme du massif. Comme conséquence, les diverses fractions de la tribu des Guelaïa, dont la péninsule est le domaine, firent leur soumission. Le poste do Cabo del Agua ayant obtenu do son côté la soumission de la tribu des Kebdana, dont les terres sont situées à l'E. do celles des Guelaïa, les Espagnols se trouvent maîtres de la région littorale qui s'étend de la Moulouya à l'E. jusqu'à l'oued Kert à l'O., sur 100 k. environ.

Melilla comprend deux agglomérations bien distinctes : 1° la vieille ville, campée sur un rocher de 30 m. d'alt. et défendue

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