PENON DE VELEZ. — MELILLA
Yahia Raïs (1558-1562). Celui-ci captura un ^rand nombre de navires, saccagea les villes du littoral espagnol et s'empara de plus de 4,000 chrétiens. Une expédition espagnole tentée en 1564 pour la reprise du Penon fut sans résultat.
La côte s'incurve légèrement vers le N. Après le cap Maure, s'ouvre la baie (TAlhucemas, au fond de laquelle se trouvent les îles de ce nom.
Le? îles d'Alhucemas (corruption de l'arabe El Houzama) sont au nombre de trois. Sur la plus grande, distante de la côte de 1,300 m., haute de 250 m., longue de 170 et large de 75, est bâti le petit village de Hadjrat En Nokoiir (rest. modeste), peuplé de 450 h. y compris la garnison d'infanterie et d'artillerie. L'un des deux îlots voisins sert de cimetière.
^Histoire. — Nokour est sur l'emplacement de l'ancienne lîH Houzama (on dit encore JEl Mezemma)^ où se réfugièrent les derniers princes descendants d'Idris; elle fut la capitale de l'émir idrisside Kennoun, qui régna un temps sur tout le Maghreb, à l'exception de la ville de Fès. Il mourut au s. La ville était une cité florissante au temps d'El Bekri. — Le petit archipel faillit devenir français en 1665, au moment où une compagnie se forma pour établir un comptoir, mais dont le programme ne se réalisa pas. En 1673, il entra en possession de l'Espagne à la suite d'une opération dirigée par le prince de Montesacro.
De Hadjrat En Nokour a El Arba de Tissa et a Taza, p. 234 et 243.
On double ensuite le cap Quilatès, qui ferme à l'E. la baie d'Alhucemas, et l'on s'éloigne quelque peu de la côte inhospitalière du Rif, dont on aperçoit les monotones côtes schisteuses, couvertes d'une végétation assez maigre. On double encore le cap des T rois-Fourches (en esp. : Très Forças; en ar. : Ras el Ouerk) qui forme l'extrémité N. de la presqu'île des Guelaïa, dont la saillie très prononcée oblige les navires à faire route au N., puis à mettre brusquement le cap vers le S.
MELILLA, port franc depuis 1887, ville de 36,000 hab. civils, est située sur le versant E. d'une péninsule élevée qui s'avance eii mer de plus de 40 k. Gh.-l. d'un commandement général espagnol et siège d'une importante garnison d'env. 20,000 hommes, Melilla fut, avec Geuta, le plus important des postes ou presidios que détint l'Espagne sur la côte N. du Maroc.
L'aménagement du port de Melilla, commencé en 1912 et terminé en 1914, sa qualité de port franc et l'exploitation des mines du Rif, ont valu un développement rapide à la ville, aujourd'hui d'aspect uniquement européen et moderne, qui ne comptait en 1909 que 10,000 hab. Au cours de ces dernières années Melilla est devenu en outre un point d'embarquement et de débarquement assez fréquenté pour les voyageurs se rendant du Maroc Oriental en Espagne et vice versa.
Embarquement et débarquement :
— du môle aux bateaux en rade, et vice-versa, 0 pes. 50 la place ; gros colis 0 pes. 50; prix moitié plus élevés après 19 h. ; prix doublés
en cas de mauvais temps; prix à débattre quand le temps est très mauvais.
Hôtels : — Victoria (Guitard et Cie), r. Général-Pareja, 9; Marina^