ENVIRONS DE MARRAKECH
La région méridionale et montagneuse de Marrakech est particulièrement remarquable par la grandeur et l'étrangeté de ses paysages, par la majesté et l'architecture de ses kasbas^ d'un style tout à fait différent du style marocain du Nord.
Pour les excursions à grande distance, demander aux Services des Renseignements un permis de circulation qui est volontiers délivré dès que la situation politique le permet.
MAROC
ENVIRONS DE MARRAKECH.
1° Tameslouht.
19 k. S. — Bonne piste, auto^yclable, à profil peu accidenté; recommandé.
Le trajet s'accomplit dans une région riche et cultivée, parmi de nombreuses plantations d'arbres fruitiers et de palmiers, qu'irriguent de petits oueds et des séguias. — 13 k. On laisse à g. la piste d'Aguergour.
19 k. Tameslouht, centre religieux d'environ 2,000 feux, résidence du Ghérif Moulay El Hadj El Meslouhi, à qui on peut rendre visite. Le village, qu'encadrent des olivettes et des orangeries, compte deux importantes zaouias dont la fondation est due au chérif Abd Allah Ben Houssine El Hassani et remonte à environ 500 ans. Marché le vendredi.
2"* Amizmiz.
53 k. S. — Bonne piste autocyclable; emporter son repas.
La première partie du trajet s'effectue à travers un pays riche et bien cultivé. — 16 k. Agadir Mta Ech Ckérif, d'où se détache une piste allant à (2 k.) Tameslouht (F. ci-dessus, 1°). — 20 k. Bifurc. sur Oumenart. — 25 k. Bifurc. sur Agadir Ech Ghems. — 33 k. Oued Nfis, pont de 20 m. et de 2 arches. — 35 k. Zaouia de Takerkoust. — 39 k. A dr., village de Ouaouisselt et de Marfamane. — 47 k. Iggoudert, village.
53 k. Amizmiz, gros douar indigène qui se trouve sous le commandement du caid Goundafi et centre de culture très riche au débouché de l'Atlas. Il compte en outre une zaouia de Sidi El Hossein ben Messaoud et un mellah. Ses poteries, curieusement décorées, ont quelque renommée. Marché le mardi.
3' El Kelaa.
91 k. N.-E. — Bonne piste aménagée autocyclable.
G k. 5. La piste se détache de la route de Casablanca à 1 k. au delà du pont de l'oued Tensift. — 15 k. et 16 k. Passages assez difficiles dans des ravins à berges escarpées.
29 k. Ouled Oueslam, gros douar de la tribu des Slama. — 36 k. Douar Rhoualem. — 46 k. Passage d'un petit col. — 51 k. Dar Sidi El Bachir,
59 k. Tamlalet El Djedid, à côté de l'emplacement du marché du mardi des Srarhna; gros douar entouré de jardins qu'alimente une séguia venant de l'oued Tessaout. Ses kasbas sahariennes et leur cadre de verdure en font un coin charmant. Tamlalet El Guedim est situé à 5 k. au N. — La piste longe ensuite les contreforts S.-E. des Djebilet.
67 k. Douar JoualLa, — 82 k. Passage de l'oued Rbib. — 85 k. Jonction avec la piste venant de Demnat. — 88 k. Kasba
EL KELAA. - DEMNAT. [5] — 99
El Araoui. — 90 k. Pont sur l'oued Gaino, suivi de plusieurs ponceaux jetés sur les séguias.
91 k. El Kelaa, importante cité rurale, enfermée dans une enceinte en ruines percée de nombreuses portes et brèches. La population juive est cantonnée dans trois mellahs. Les environs, bien irrigués par des dérivations de l'oued Gaino, sont couverts de jardins et de vergers, dont une oliveraie du sultan. A côté de la ville indigène il en existe une autre, El Kelaa Er Rachia, plus ancienne et complètement ruinée.
D EL KELAA A DAR OULD ZIDOUH (73 k. N.-B. ; piste carrossable). — 16 k. Pont sur l'oued Tessaout, large de 40 m., affluent de l'Oum Er Rebia. — 22 k. Souk El Arba des Oaled Bou Ali. — 37 k. Dechra, dans une région d'élevage : maison et jardins du caïd Djilali Chobi ; mellah. juif. — Plus loin, Bou Akba, qui fut le théâtre d'un violent combat entre les troupes de Moulay Ismaïl et de son neveu, prétendant au trône. — On franchit sur un pont l'oued El Abid, fortement encaissé, affluent de TOiim Er Rebia. — 57 k. Bar Kaïd Émbarek.
73 k, Dar Ould Zidonh, poste militaire coquettement aménagé sur la rive g. de l'Oum Er Rebia. Le jardin de la garnison est irrigué par l'eau d'une canalisation venant de (40 k.) Beni Mellal (p. 146) et récemment creusée par la tribu. C'est à Dar Ould Zidouh que mourut Moulay El Hassane, au cours de l'un de ses déplacements (7 juin 1894).
De Dar Ould Zidouh à Oued Zem (p. 142), à Boujad (p. 142), à Kasba Tadla (p. 145).
D'EL KELAA A DEMNAT (75 k. S.-E. ; piste carrossable). — Suivrff la piste de Marrakech jusqu'au k. 6, prendre à g. et rejoindre la pisté de Marrakech à Demnat qu'on atteint au k. 34 pour passer à (40 k.) Mechra Abd Allah {V. ci-dessous, 4°) et gagner (75 k.) Demnat {V, ciaprès, 4*>).
D'El Kelaa a Settat, p. 82; — a Ben Guérir, p. 84.
4'' Demnat.
A. — Par Tamlalet El Djedid.
120 k. E. — Bonne piste aménagée autocyclable. Environs recommandés.
59 k. de Marrakech à Tamlalet El Djedid, par la piste d'El Kelaa (F. ci-dessus). Après Tamlalet, la région est riche et peuplée. — 74 k. 5. Souk El Khemis, d'où une piste s'embranche sur El Kelaa. — 85 k. Mechra Abd Allah, douar et jardins d'oliviers des Ouled Sidi Aïssa, de la tribu des Senhadja. — 87 k. Pont sur l'oued Ourghi. — 89 k. Fetnassa. — 117 k. Pont sur l'oued Mahsseur.
120 k. Demnat, centre de 4,000 hab., dont 2,500 musulmans, appartenant surtout aux Ahel Demnat, fraction des Oultana, et 1,500 Israélites groupés dans un mellah, au N.-O. de la ville. Celle-ci s'élève sur un monticule (961 m. d'alt.) dominant l'étroite et très fertile vallée qui s'ouvre en aval sur la plaine des Srarhna. Ses maisons en terre battue s'étagent en gradins au-dessus d'oliviers et de jardins qu'arrosent de- nombreux canaux. Son enceinte, rectangulaire, crénelée et bastionnée, est munie d'une banquette courant iG long des créneaux. La kasba,
100 — [5] ENVIRONS DE MARRAKECH.
située à l'E., a son enceinte particulière bordée de fossés de 4 à 5 m. de profondeur remplis d'eau. Les rues, étroites et tortueuses, s'ouvrent de temps à autre sur quelques places où se tiennent les souks. Le marché du dimanche est actif; il s'y fait un important commerce d'huile d'olives, de cuirs tannés, de bétail, de laine et de raisins. — La ville est commandée par Sidi Abd El Malek, fils du caïd El Madani El Glaoui.
La grotte (Virai N If ri (ait. 1,080 m.), à l'E. de la ville (45 min. à cheval), est à visiter. « Formée au-dessus de Toued Mahsseur par des dépôts calcaires constitués par l'action des eaux, avec ses stalactites grisâtres qui descendent de la voûte )), on dirait plutôt un pont naturel (Bouin). En aval de la grotte est une source sur le bord de laquelle musulmans et juifs viennent égorger des victimes. Une curieuse légende est rapportée sur cette grotte et dont le thème est 'celui de Persée et d'Andromède, de St Georges et du dragon, de St Romain et de la gargouille rouennaise (E. Doutté, En Tribu).
B. — Par Zaouia Sidi Rehal.
116 k. — Piste muletière plus difficile que la précédente.
La région est d'abord couverte de jardins et de riches cultures. — 12 k. Douar El Bogarra. — 16 k. Oued Djidji et i^idi Embareh. — 18 k. Oued Mellah. — 32 k. Oued Iminzat.
33 k. Souk Et Tleta des Mesjioua, marché du mardi, sur la rive dr. de l'oued Iminzat, dont l'eau est légèrement salée. A 1 k. E., Dar Kdid El Madani.
41 k. Azib Tikrizrit. — 42 k. 2. La piste rejoint une grande piste venant de Marrakech. — 44 k. Citerne. — 45 k. 5. Oued Iminoufou, généralement à sec. — 48 k. Citerne à Ja limite des territoires Rehamna, Touggana et Zemrane. — 51 k. 6. Gué de Toued Massine. — 54 k. îs^ombreuses maisons de Haraoua. — 56 k. Oued Rdat.
58 k. Sidi Rehal, groupe de trois agglomérations comprenant la zaouïa de Sidi Rehal flanquée de gourbis et de huttes cylindro-coniques, la kasba du kaid et un mellah.
Sidi Rehal aurait vécu au commencement du xvi*' s. La légende rapporte que la légèreté de mœurs des femmes de la zaouïa serait due à un vœu exaucé du saint, mais qui, par suite d'un « lapsus », avait été mal formulé. (E. Doutté, dans son ouvrage En Tribu, a signalé les nombreusos et curieuses légendes racontées par les indigènes à ce sujet).
La région qui suit est moins riche.
65 k. Tazert, jolie kasba au débouché de la vallée conduisant chez les Glaoua, « petit château fort, à peu près carré, flanqué de quatre tours avec des murs très découpés, très ornementés, percés de meurtrières aux formes originales » (Bouin).
DE TAZERT A TELOUET (51 k. eiiv. S.; piste muletière ardue). — On pénètre dans l'Atlas. « La piste court tantôt à flanc de coteau, dominant des ravins très profonds, tantôt au fond des vallonnements le plus
TAZERT. — AGHMAT. [5| — 101
souvent sur uq sol rocailleux ou pavé de dalles. — 10 k. Enzel, lourde kasba en terre rouge, à 860 m. d'alt. — 15 k. Gantra El Abid, restes d'un vieux pont, dont il ne subsiste que quatre arches.
23 k. Aghhalou, kasba à huit tourelles dominant la vallée, à la sortie des gorges de l'oued Rdat. — '27 k. Zerektene, à 1,200 m. d'alt., au confluent des oueds Rdat et Tfradene. — Tamesmout, sur l'oued Tafaa. — Tiloula, à 1,860 d'alt. Le chêne-vert, essence d'abord dominante, se fait plus rare. Le pays devient plus aride. — 47 k. Col de Telouet, au voisinage duquel le ciste constitué presqu'à lui seul la végétation.
51 k. Telouet, situé sur le versant S. de l'Atlas, à 1,960 m. d'alt.. au fond d'une large dépression caillouteuse où coule l'oued Imarene, sur la route du Haouz au Sahara.
La kasha de Telouet, grandiose par sa structure et imposante par sa masse, paraît composée de plusieurs kasbas ; elle abrite seigneurs et clients au même titre que le faisaient nos châteaux forts du moyen âge. Elle est la capitale de l'important territoire des Glaoua, résidence seigneuriale des chefs de la région, dont la famille, actuellement établie à Marrakech, collabore activement à l'extension de notre influence dans le Haut Atlas (p. 94).
66 k. L'Oued Tazert, à berges à forte pente, est encaissé de 10 m. environ. — 68 k. 5. Un monticule de pierre « kerkour », marque la limite du territoire Glaoua et Zemrane. — 72 k. Oued Massine. — 74 k. Seguia Soltana irriguant tout le pays et allant jusqu'à Tamlalet (p. 98), très abondante, alimentée par l'oued Tessaout. — 77 k. Douar et azib de la zaouia Taglaout.
— 79 k. A 400 m. S., mellah dépendant des Zemrane. — 83 k. Oued Tessaout, très encaissé, véritable torrent au moment de la fonte des neiges.
8b k. Zaouia Taglaout, abritant des adeptes de la secte des Narsira et fondée depuis un siècle et demi. La rive dr. de l'oued Tessaout, sur laquelle est établie la zaouia fut, en 1908, le théâtre de la lutte entre les mehallas des sultans Abd El Aziz et Moulay Hafid.
93 k. Tidili, agglomération sur l'oued de même nom avec jardins et vergers bien irrigués. — 98 k. Marché du mercredi des Hamadou, au voisinage d'une source abondante et d'oliveraies. — 104 k. Au N., grande oliveraie des Ouled Khallouf.
— 106 k. Dar El Khalloujî. — 108 k. Oued El Mhasseur, aux berges rocheuses. — 112 k. Marabout de Sidi Abd El Kader. — L'accès de Demnat devient difficile par la piste directe; il est préférable de rejoindre alors l'itinéraire précédent.
116 k. Demnat (p. 99).
5° Aghmat, Tinma!.
Aghmat et Tinmal sont les capitales anciennes du S. qui ont existé avant la fondation de Marrakech. On se renseignera à Marrakech sur les itinéraires. E. Doutté, dans son ouvrage E7i Tribu, donne des détails très complets sur ces deux vieilles cités.
Aghmat servit de résidence aux grands chefs Masmoudas avant l'époque almoravide. Elle était encore florissante sous les Almohades. Il n'en reste qu'une médersa, fréquentée par
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une trentaine d'étudiants, un pont en pierre, un hammam, un cimetière, où seraient enterrés de nombreux saints des âges passés, et un village.
*Tinmal, dans les p;orges sauvages de l'oued Nfis, fut au XII* s. le berceau de la dynastie almohade, le centre d'action du célèbre mahdi Ibn Toumert. 11 n'en subsiste plus qu'un immense cimetière, des débris de remparts et les vestiges d'une importante mosquée, du plus beau style almohade. L'édifice avait environ 45 m. sur 40 m.; il était soutenu par de nombreux piliers, flanqués aux angles de jolis colonnes et chapiteaux; il possédait un intéressant mihrab, encore visible. Les piliers étaient réunis dans les parties hautes par des arcs à pendentifs. L'ornementation générale, en plâtre sculpté, était sobre et distinguée. Le minaret s'élevait sur une base rectangulaire.
De Marrakech à Mogador.
A. — Par la route.
AuTOGYCLiSME : 184 k. 5. — Route principale 10, en voie d'achèvement, en terrain plat ou peu accidenté, sauf dans la dernière partie du trajet, d'ailleurs facile; serv. automobile tous 1. j. impairs en 4 li., 50 fr.
On sort par Bab Doukkala, on suit l'avenue de la Medina, qui conduit au Gueliz, place du 4-Septembre, et à l'avenue du Haouz. La route, en palier, s'engage dans la plaine du Haouz, nue, immense, inculte et pourtant irrigable, laissant à dr. la montagne du Gueliz, puis les Djebilet, et, à g., la ligne de l'Atlas. — 25 k. Pont sur l'oued NÎ'is, affluent du Tensift. Maison ' cantonnière et village indigène construit en terre. Plusieurs terrasses de ce village sont surmontées de ruches en forme d'amphores.
28 k. Sidi Atmane, à proximité d'un douar de la tribu des Oulad Besseba, renommée dans la région par ses tapis à haute laine et à points noués, aux tons très vifs. La plaine est ensuite couverte de buissons de guettaf, puis de jujubier sauvage. La route est bordée de chaque côté par des canalisations destinées à drainer Feau qui peut s'écouler grâce à de nombreux aqueducs.
53 k. Mzoudia, ancienne nzala avec tour d'observatiou en terre, dominée au N. par les collines d'El Ardous. — La plaine devient légèrement ondulée. — 56 k. Pont sur l'oued dit Asif El Melh. Plus loin, sur un plateau rocheux, apparaît une première zone d'arganiers rabougris. Piste à dr. allant vers le lac Zima (p. 124). La plaine se rétrécit. — 75 k. Douar Hassar^ habité par environ 50 juifs.
77 k. Chichaoua, auprès d^un pont sur l'oued, très poissonneux, de même nom. La rivière est bordée de grands tamarins : sa vallée, verdoyante, est couverte de bosquets d'oliviers et
TINMAL. — SIDI MOKTAR. [5] — 10 3
d'autres arbres fruitiers. — 88 k. 5. Col en terrain pierreux entre deux sommets ressemblant à des meules indigènes à moudre le grain, d'où leur nom : Rlii. — 98 k. 5. Citerne d'Ank El Djemel « le cou du chameau », remplie par des conduites venant de la montagne.
105 k. Sidi Mokhtar, marabout et zaouia reconstruits par Ma El Ainine, père d'El Hiba, prétendant actuellement réfugié dans le S. du Sous. C'est sur ce point que le dissident célèbre réunissait ses troupeaux de chameaux blancs; marché. — Au S. s'élèvent les montagnes du pays Mtouggui. La route est bordée, de temps à autre, de fermes et de douars. — 129 k. Mosquée de Mohammed Ben Abd Allah. La brousse réapparaît; d'abord de jujubiers sauvages, elle fait bientôt place à un mélange de palmiers nains et de genêts blancs.
129 k. Aïn Taftecht, fondouk.
D'AiN Tafteght a Safi, p. 1-26, A.
L'arganier devient la seule essence du pays. Après Dar Mokaddem Messaoud, il forme de vrais peuplements et se présente sous divers aspects : tantôt sans branches et comme couvert de mousse quand ses rameaux sont dévorés par les chèvres, tantôt en arbres beaux et sains grands comme des oliviers. Le terrain est alors plus mouvementé. Au loin, à dr., s'élève le Djebel Hadid (p. 127, B),
148 k. Souk Et Tleta des Hanchene, dans la tribu des Chiadma, village indigène et mosquée dédiée à Sidi Abd Allah Ben Ouasmine, qu'avoisine, à l'O., un souk enfermé dans un vaste enclos. Au delà, la forêt d'arganiers devient plus dense. — 158 k. Zaouïa de Sidi Ahmed El Amri. — 160 k. Sidi Tlaa. — L'arganier fait place à l'olivier qui forme de véritables bosquets au milieu desquels percent des villages indigènes.
167 k. Dar Harabida, près du fondouk de Bir Mzouri. Non loin de là, tour d'Adamna.
De Dar Harabida a Safi, p. 127, B ; — a Marrakech par la piste, V. ci-après, B.
La région un moment fertile et fort giboyeuse redevient bientôt caillouteuse. On franchit un pont sur l'oued Ksob et la route pénètre de nouveau dans les arganiers en montant légèrement et en décrivant de larges courbes. Au point le plus élevé de la colline, on découvre au N.-O. la côte basse et sablonneuse de TOcéan, puis File et la ville blanche de Mogador, et, au N., les grandes dunes. La route redescend.
180 k. Diabat, petit village indigène situé sur la rive g. de l'oued Ksob, qu'on traverse sur un pont achevé en 1918 (p. 132). — Au delà, la chaussée, solidement établie sur les sables, longe une canalisation ancienne et conduit à la porte de Marrakech.
184 k. 5. Mogador (p. 128).
104 — [5] ENVIRONS DE MARRAKECH.
B. — Par Dar Kaid Mtouggui.
214 k. env. — Piste aménagée et autocyclable sur la première et la dernière partie de son parcours, muletière seulement dans la partie moyenne, qui est fort pittoresque.
La piste traverse d'abord une région bien arrosée, cultivée et habitée, couverte de jardins et de plantations d'oliviers. — 23 k. Pont sur l'oued Nfis. — 25 k. Dar El Annaïa. — 34 k. Nzala des Ouled Yala, d'où une piste conduit vers le S. à Amizmiz (p. 98). — 36 k. Sidi Mohammed Ben Slimane. — 48 k. Guemassa, f^TOupe de maisons au milieu d'oliveraies dans la tribu des Frouga. Marché du mercredi à 800 m. à l'E., au bord d'un oued. — La piste est coupée de petits ravins. — 62 k. Marché du dimanche des Mjat, sur la rive g. de l'Asif El Melh.
71 k. Sidi Soltane, à proximité de jardins appartenant à la tribu des Mzouda, du commandement du caïd Mtouggui. Le sol est caillouteux et raviné. — 79 k. Village des Ait Yakoud et, à 1 k. S., zaouia de Sidi Rehal (p. 100). — 82 k. Dechra des AU Nefi.
93 k. Souk El Arba des Douirane, marché du mercredi, sur l'oued Kaïra, parmi de beaux jardins qu'irrigue une séguia.
D'El Arba des Douirane a Agadir {V. ci-après).
La piste descend en pente rapide vers l'oued Kaïra qu'elle traverse, puis se développe en terrain très accidenté, sur le sol rocailleux et coupé de vallonnements encaissés. — 94 k. Sidi Moummc. — 100 k. Traversée de l'oued Imi N Tanout. — 107 k. Villages après lesquels le pays est aride et désolé.
114 k. Immerjane, au voisinage de jardins, dans la tribu des Entifa. La région est complètement déserte. Quelques villages s'aperçoivent sur les pentes de la montagne, au de la piste. Pas de végétation, sauf dans les vallons.
140 k. Dar Kaïd Mtoaggai, kasba du caïd Sidi Abd El Malek Mtouggui, grand chef berlDère. — 166 k. Dar Kaïd Khoubane, kasba où la cojonne Brulard campa en janvier 1913. — Le pays est dès lors alternativement boisé et cultivé. — 168 k. Souk El Khemis des Maskala, — 174 k. Agdal, vergers et cultures. — 179 k. Sidi Jadi Ayad, village après lequel la piste traverse le territoire accidenté des Ait Bou Amrane.
194 k. Dar Harabida (p. 103), où la piste rejoint la route de Marrakech à Mogador.
214 k. Mogador (p. 128).
De Marrakech à Agadir.
243 k. env, — Piste muletière. Cette route a été entièrement parcourue la première fois en février 1917 par les troupes françaises sous la conduite du général de Lamothe.
93 k. de Marrakech à Souk El Arba des Douirane {V. ci-dessus, B).
100 k. Imi N Tanout, agglomération d'environ 500 feux, avec
DAR KAÏD MfOUGGUI. — TIZI MAACHOU. [6] — 105
un mellah d'une centaine de feux. Marché très important le lundi. — Le pays est très montagneux. Des sources abondantes arrosent des bosquets d'oliviers et de noyers. — 124 k. Demsira, village de 25 à 30 feux et marché du dimanche. — La piste remonte la vallée de l'oued Asserara.
123 k. Tizi ' Maachou, col impraticable aux voitures, après lequel on descend la vallée de l'oued Moussi. L'arganier et le chêne sont les essences principales du pays. On passe dans une suite de petits villages : Zaouïa Dial fagoureït (30 feux), Tassenloiit (15 feux), Talati Iratene (15 feux) et, après une traversée malaisée, au confluent des oueds Ait Moussi et Teskamt, Timzidouine et Zaouïa Irri (40 feux).
168 k. Nzala Argana, petit azib occupé par un gardien. Le trajet est relativement facile jusqu'à Zaouia Sidi Abd Allah Ou Omar, mais devient très difficile jusqu'à Foum Ameskhoud. — 184 k. Tassadmet, village de 50 feux des Ida Ou Ziki avec un petit mellah ; marché le jeudi. La piste a quitté la vallée de l'Ait Moussi et traverse le territoire des Ida Ou Tanane en passant dans un défilé facile. L'arganier apparaît. On arrive à Zaouïa Sidi Abd Allah Ou Omar, village de 50 feux, dont le chérif est riche et hospitalier.
208 k. Foum Ameskhoud, gîte parmi les arganiers. Tantôt sablonneuse, tantôt rocailleuse, la piste traverse le territoire des Imsegguinene. — 216 k. Tirouane, village de 50 feux. — 220 k. Tamaït, marché du mardi des Imsegguinene. — 228 k. Irilane, petit centre des Kisma. — La piste se développe dans une région sablonneuse, peu accidentée, pauvre et peu peuplée, en suivant le pied du versant méridional du massif montagneux des Ida ou Tanane.
243 k. Agadir (p. 135).