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Voitures publiques : — 2 serv.
automobiles quotidiens sur Mazagan (5 fr.) et sur Casablanca (20 fr.) ; 10 serv. hippomobiles quotidiens
sur Mazagan en I h. 30, 2 fr. la place.
Spécialités : — l'oued est très poissonneux; on y pêche des quantités d'aloses à la saison. La sole d'Azemmour est particulièrement . line.
Histoire. — L'antique Azama fut un comptoir très fréquenté par les Carthaginois. On y a découvert des fûts de colonnes en marbre qui semblent appartenir à l'époque punique. On y a trouvé aussi des pièces de monnaies romaines. 8a dénomination arabe est El Medina « la ville musulmane, l'ancienne » par opposition avec El Djedida »( la nouvelle », c'est-à-dire Mazagan, sa voisine.
Prise en 1513 par les Portugais commandés par le duc de Bragance, neveu du roi de Portugal, ceux-ci l'évacuèrent en 1511. Longtemps, elle fut la capitale des Doukkala; elle n'est plus aujourd'hui que le satellite de Mazagan.
Le centre d'Azemmour est la place du Marché, Les divers
AZEMMOUR.
quartiers de la ville sont: au N., la Kasba et la Medina, le long du fleuve; au S., Zaouïa et El Hafra, du côté de Mazagan.
On entre dans la Medina en passant sous les voûtes de Bab Es Souk qui donnent accès à la Kisaria bordée de quelques boutiques et au bas de laquelle s'élève le sanctuaire de Moulay Abd Allah Ben Ahmed. Un passage à g. conduit à la Kasba, servant aujourd'hui de mellah et où se trouve l'ancien Dar El Baroud, « maison de la poudre », établissement en ruines (restes d'une fenêtre de style gothique) dominé par une tour d'où l'on a une très belle vue sur les quartiers longeant l'oued.
Du haut des remparts bastionnés et crénelés qui forment un quadrilatère d'env. 200 m. de côté, par endroits entourés de fossés, large panorama au N. sur Sidi Ali, Kechla El Aiachi, Sidi Hamida, Dar Ben Mira (F. ci-dessus; p. 106), l'embouchure de l'Oum Er Rebia et l'Océan. Deux curieuses portes, l'une du mellah, Bab Djiaf, l'autre de la medina, Bab El Oued, s'ouvrent sur le fleuve.
Les quartiers situés au S. de la place du Marché : Zaouïa Tahtania, « d'en bas » Zaouïa Foukania, « d'en haut », Zaouïa Djediduy « la nouvelle » et d'El Hafra sont moins curieux. On jouit toutefois, de la terrasse de l'hôtel Français, d'un joli coup d'œil sur l'ensemble de l'agglomération, que domine au S.-E. la grande mosquée de Moulay Bou Chaib, dédiée au patron de la ville (entrée interdite).
Environs. — Une promenade recommandée aux automobilistes est la suivante : Mhioula (17 k. en amont d'Azemmonr ; piste autocyclable), vastes orangeries complantées de citronniers et de grenadiers qui approvisionnent Mazagan et Casablanca.
Au sortir d'Azemmour, la route passe entre de grands jardins et des vergers entourés de haies de cactus, puis traverse une région de cultures en terrains ondulés. Le phare de Sidi Msba (p. 112) apparaît à g. — Vers l'Océan, duquel on se rapproche peu à peu, court un cordon de dunes. — 94 k. Dépôt de remonte des haras marocains, après lequel on aperçoit, à g., en arrière de jardins maraîchers, la koubba blanche de Sidi Moussa (p. 112). — On longe la plage de Mazagan, puis le port, et l'on rejoint la route venant de Marrakech pour entrer en ville.
96 k. Mazagan (p. 108).
B. — Par LA PISTE CÔTIÈRE.
91 k. — Piste praticable aux automobiles, quoique assez difficile en certains points sablonneux.
On sort de la ville par le boulevard d'Anfa et l'on s'engage dans la plaine moyennement cultivée et habitée. — 7 k. Ferme européenne, et, à i k. à dr., marabout de Sidi Abd Er Rahmane (p. 72). — 19 k. Ravin de l'oued Merzeg que l'on franchit aisément à gué. — 29 k. Dar Ould Aïcha, caravansérail.
30 k. Dar Ben Abid^ denrieure du cheikh de§ Soualem, fracr
MAZAGAN.
tion des Ouled Ziane, entre la route et la mer. A proximité : carrière Pierrotti. — 35 k. Sidi Tami, à g. — 41 k. Bir Reima, poste de douane à la limite des Soualem et des Ghiadma. — 46 k. Traversée de Toued Haouïra, assez difficile. — 47 k. Marabout de Sidi Abd El Aziz, dans un bois d'oliviers, à g.
51 k. Dar Ould Et Hadj Kasem, demeure de l'ancien caid, aménagée en caravansérail. — 56 k. 5. Sidi Ghanem, à g. — 62 k. Zaouïa des Maachet, à la limite des tribus Ghiadma et des Ghtouka. — 65 k. A dr., habitation de la maison du caïd des Ghtouka. — 70 k. Marabout de Sidi Bou Baker, ancien camp militaire aujourd'hui abandonné.
76 k. Sidi Ali {V. ci-dessus, A), où la piste rejoint la route de Gasablanca à Mazagan et se confond avec elle.
94 k. Mazagan {V. ci-dessous).
G. — Par la mer.
Pour les relations avec la France et l'Espagne, V. Voies d'accès, p. 55 à 60.
La côte, généralement basse, est tantôt sablonneuse, tantôt rocheuse. On aperçoit successivement : le promontoire ô'El Hank (p. 72), la pointe" rocheuse sur laquelle est bâtie le marabout de Sidi Abd Er Rahmane (p. 72) puis, plus loin, Azemmour (p. 106) à l'embouchure de l'Oum Er Rebia et le phare de SidiMsba (p. 112) dominant un blanc cordon de dunes. On entre enfin dans la baie pour toucher le port de Mazagan.