Le port
De la place du Marché, se diriger vers l'avenue de Marrakech et prendre la première rue à g.
Le popt (en construction) sera fermé par deux jetées allant à la rencontre l'une de l'autre, ha. jetée Nord, à peu près achevée, aura 400 m.; la jetée Sud, très avancée, aura 600 m. ; la passe ménagée entre elles mesurera 40 m. Ainsi sera constitué un avant-port de 7 hect. avec terrepleins de 4 hect. Sur cet avant-port s'ouvriront la darse ancienne et un abri pour barcasses ; ce dernier, long de 200 m. et large de 60, entouré de quais verticaux. Les travaux de construction et d'aménagement s'élèveront à 4 millions et demi. En attendant, un épi rocheux protège le petit port actuel contre la houle d'O. Les navires ancrent à 5 ou 600 m. du rivage par des fonds de 12 m.
Le mouvement général du port de Mazagan, qui atteignit 25 millions en 1915, est passé en 1917 à 45 millions se répartissant sur 60,000 tonnes. Il est principalement dû à l'exportation des produits agricoles des Doukkala et de la région de Marrakech : orge, blé dur, maïs, fèves, pois chiches, alpiste, cumin, œufs (20,000 quintaux), laines, peaux, etc.
MAZAGAN.
UJ, — La plage.
Pour s'y rendre, on s'engagera dans l'avenue de Marrakech jusqu'aux bureaux de la Place, d'où l'on prendra, à g., la route d'Azemmour, qui longe la plage dès la sortie de la ville.
Cette *plage magnifique, de 1,800 m. de long, s'étend du port jusqu'à une ligne de rochers qui l'arrête à l'E. Tapissée de sable fin, elle est bordée, du côté de la terre, par une ligne de dunes qu'arrêtent les jardins avoisinants.
7 y*. — La ville moderne,
La ville moderne n'a aucun caractère particulier. Son marché aux légumes, situé à l'O. de la place du Marché, présente quelque intérêt dans la matinée. En poursuivant la promenade sur la route de Safi, on laisse (0 k. 7), à quelques centaines de mètres à g., Vhôpital indigène^ le cimetière musulman, la villa Abd Er Rahmane, et l'un atteint, dans la campagne (1 k. 3), le marabout de Sidi Bou Asfi, au milieu d'un verdoyant bosquet, et le PHARE de même nom. La tour, en maçonnerie, a 43 m. de hauteur au-dessus du sol arasé à la cote 20. La lanterne est ainsi à 63 m. au-dessus du niveau de la mer.
A 800 m. et à 1,200 m. du centre de la ville, vers le S.-O., sont installés deux camps bien aménagés : le camp Requiston et le camp des unités auxiliaires marocaines.
Si, de la place du Marché, on se dirige vers le N.-O., on trouve successivement : 0 k. 2 la place du Marôhan ou place Galliéni, dotée d'un square orné d'amples vasques venant d'Europe, commandées par Moulay Abd El Aziz pour la résidence de Marrakech, et qu'on ne put, faute de moyens de transport suffisants, faire parvenir à leur destination ; 0 k. 4 Vécole de Valliance Israélite; 0 k. 7 les bureaux du Service des Renseignements; 1 k. le rivage rocheux qui marque l'extrême pointe N. de la banlieue de Mazagan. A 300 m. à g. se trouvent les abattoirs, de 3,000 m. carrés de superficie, qu'avoisine une porcherie.
Environs. — i'' Marabout de Sidi Moussa (3 k. S.-E. ; chemin carrossable; 1 h. de voit, aller et ret., 4 fr.). — On quitte l'avenue de Marrakech à la hauteur des bureaux de la Place, pour laisser à g. la route d'Azemmour et s'engager sur la piste de Sidi Moussa. — 1 k. 8. Douar Bayel, en bordure de grands jardins, qu'on traverse ensuite. — 2 k. 5. Figueraics de part et d'autre de la piste. — 3 k. A dr. marabout de Sidi Moussa, le patron de Mazagan, au S. duquel s'étend un cimetière musulman.
On peut encore se rendre sur ce point par la route de Marrakech qui passe devant (1 k.) le douar Hadj Assous, (1 k. 2) des ruines, (1 k. 6) le douar Abd Allah Ben Ahmed, et quitte à cet endroit la route de Marrakech pour rejoindre la piste de Sidi Moussa.
Ces deux trajets peuvent être parcourus l'un à l'aller, l'autre au retour
2** Phare de Sidi Msba (7 k. S.-E.). — On suit quelque temps la route de Mazagan à Azemmour (p. 107) pour prendre une piste à dr. qui conduit directement au phare. L'ouvrage est constitué par une tour carrée en maçonnerie de 13 m. 40 au-dessus du sol nivelé à la cote
LES DOUKKALA.
36 m. 90. La plate-forme, qui supporte la lanterne, est ainsi à la cote 50 m. 30. Le feu, de second ordre, est un feu de direction à secteurs colorés à occultations. Il couvre, d'une part, les fonds rocheux du récif sous-marin qui s'avance au N.-O. de la rade de Mazagan et, d'autre part, le plateau de sable qui forme l'épi de l'Oum Er Rebia à Azemmour.
3» Moulay Abdallah et Ruines de Tit(7k. S. ; recommandé). — Village aux maisons grises, parmi lesquelles se détache la blanche mosquée de Moulay Abdallah, santon fort réputé qui aurait vécu vers le xii« s. Le village est construit sur l'emplacement d'une cité romaine (?) Tit, dont on ne voit plus que l'enceinte et le port ruinés.
Plus loin, à l'E. de la piste qui conduit à Safi, s'élève Z>ar Ed Dou, avec maisons d'habitation, échoppes, hammam, construits à la fin du xix^ s. par le caïd Ed Dou. Inquiet de la puissance de ce chef, Moulay El Hassane le fit emprisonner et le dépouilla de ses biens.
40 Cap Blanc (15 k. S.-O.). — On s'y rend parla piste de Safi. Avec sa source, ses ruines et sa station de pêche à la langouste, le site ne manque pas d'attrait.
De Mazagan a Bou Laouane, V. ci-dessous, 1°; — a Ben Guérir, p. 114 et 115; — A Marrakech, p. 115; — a Safi, p. 116.