‹ Le Maroc. Publié sous la direction de Marcel Monmarché. Avec un autographe du général LyauteyChapitre 58 sur 153 · C. — Par la piste côtière · texte numérisé non relu

C. — Par la piste côtière

107 k. Piste muletière longeant la mer sur presque tout le trajet; passage impraticable de l'oued Tensift au moment des crues.

31 k. de Safi à Souïra Guedima, p. 125, 4*". — Après l'oued Tensift, la piste continue de longer le rivage.

41 k. Arrimât Et Guemah, dans un cirque formé par les dunes qui sont couvertes d'arbustes. — 51 k. Koubha de Sidi Issçhak, — 60 k. Sidi Abd Atlah Betiache.

65 k. Sidi Salah, — 69 k. Sidi Meftak, sur une bande de terre. Au S.-E. s'élève le Djebel Hadid (F. ci-dessus, B). La piste

suit de très près l'Océan qu'elle longe, soit sur la falaise de 10 m.' de hauteur, soit sur la plage.

87 k. Oam El Aïoun, dans un vallon (p. 127, B). — 89 k. Zaouïa Zrektoum, — 95 k. Nzala Chicht, où la piste descend une falaise rocheuse. On atteint la plage sablonneuse, bonne à marée basse, et on entre à Mogador par Bab Doukkala.

107 k. Mogador {V. ci-dessous).

Emploi du temps. — 1 h. 30 à 2 h. suffisent pour visiter l'intérieur de la ville. La promenade de Diabat ne demandera que 'i h. aller et ret. ; si l'on veut voir en même temps la forêt d'arganiers, il suffira de prolonger cette deuxième excursion de 10 à 11 k. dans la direction de ' Marrakech.

MOGADOR (en arabe : Soaïra, signifiant « la petite enceinte »» ; ethnique : Souïri), port de mer sur l'Atlantique, ouvert au commerce, situé par 35** de latitude N. et 13*^40' de longitude 0. du méridien de Paris, ch.-l. du Cercle des Haha Ghiadma, est peuplé de 19,000 hab. dont 500 Français et 300 autres européens, de 8,000 musulmans et 10,000 israélites. C'est, avec Debdou, l'une des cités marocaines où le chiffre de la colonie juive dépasse de beaucoup celui des habitants de religion différente.

La ville est construite sur une basse presqu'île sableuse entourée d'eau de presque tous les côtés pendant les fortes marées d'hiver. Ses rues sont parfaitement rectilignes. « Fantaisie européenne sur un thème marocain » (Eugène Aubin), son architecte fut un Français, Cornut, originaire d'Avignon. Elle est fortifiée « à la Vauban » et des murailles divisent intérieurement la ville en plusieurs quartiers dont deux kasbas, la Médina et le Mellah. Elle possède un réseau complet d'égouts. Son eau est amenée de l'oued Ksob par une canalisation de 4 k, de long.

Les jardins se trouvent immédiatement à l'E. de la ville et d'autres ont été créés à l'intérieur. Au N. et au S. existent de grandes plages, mais les environs sont dénudés. Un long cordon de dunes isole complètement Mogador de la terre fertile. Pour établir des relations faciles avec l'intérieur, on a dû créer, à grands frais, une route dans les sables et sur l'oued Ksob, situé à 6 k. au S. — A 1 k. de la côte se trouve l'île de Mogador qui servait autrefois de prison d'Etat du Maroc.

Le climat de Mogador est égal et tempéré, excellent en toute saison. La température oscille, hiver comme été, entre 15 et 25°, elle est malheureusement gâtée par les vents alizés chargés du sable des dunes avoisinantes.

Hôtels : — Johnston (Pl. a Bl), salle de bains; jolie maison mau-

21 r. de l'Adjudant-Giraud (12 ch. resque) ^rfeZa Paîj; (Biau; Pl. 6 B -2),

à 3.50 y compris le pet. déj. ; rep. 3, r. de l'Adjudant-Giraud (ch. de 4 à 6,

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