‹ Le marquis caporalChapitre 114 sur 164 · CLAUDE-JULIEN, HÉLÈNE · texte numérisé non relu

CLAUDE-JULIEN, HÉLÈNE

HÉLÈNE, ouvrant la porte, et appelant.

Gaston!... Gaston!... il ne m’entend pas!.., (Appelant.) Gaston!... Ah! le voilà !... attendez!... (Elle va fermer la porte.) Maintenant, embrassez-moi et fuyez... Vous prendrez le chemin que vous avez suivi ! Ah! quelle imprudence, Gaston!... vous n’avez donc pas rencontré M. Étienne?... mais non, ne me répondez pas, ce serait du temps perdu et les instants sont précieux partez... partez!...

CLAUDE -JULIEN, froidement.

Vous aviez donc placé quelqu’un sur mon passage?

Oui... on devait...

CLAUDE-JULIEN

On devait m’arrêter, n’est-ce pas?... Je l’ai deviné en apercevant quatre ou cinq hommes échelonnés sur la roule... Je me suis brusquement jeté dans le bois... et me voilà !...

HÉLÈNE

Nous nous expliquerons plus tard... (Claude-Julien reste les yeux fixés sur la lettre qu’Hélène a laissée sur la table.) Que regardezvous donc ainsi ?

CLAUDE-JULIEN

Rien.

HÉLÈNE

Vous allez m’ôter tout mon courage si vous me parlez ainsi ?

CLAUDE-JULIEN

Quel courage?... celui de me trahir?... (Éclatant.) Ah ! ne mentez pas!... (Prenant la lettre ) Cette lettre vous accuse... vous condamne!... ainsi, c’était vrai!... ainsi, à l’heure du rendez-vous que je vous ai donné, vous pensiez à cet homme... au moment où mon sang allait peut-être couler, vous lui écriviez!... On a tiré, de cette fenêtre... était-ce vous ou lui?... était-ce sur Flamberge ou sur moi?... Ah! tenez, vous êtes une créature odieuse!... Tenez, je vous hais!...

HÉLÈNE

Dites... oh! dites tout ce que vous voudrez, Gaston... maudissez-moi... insultez-moi... mais partez... partez!...

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