‹ Le marquis caporalChapitre 89 sur 164 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

parmi ceux qui nous poussent de toutes parts aux échafauds, vous marchez à côté de leurs crimes sans vous en émouvoir. Ah! ne remuons pas plus longtemps entre nous le passé, madame. Laissez-moi dans ma farouche fidélité à mes maîtres. Je les défends comme je peux. Je ne marchande ni la ruse ni Tépée. Dans ce gouffre où le trône a roulé, dans cette fournaise où la France se débat, j’y aurais jeté même mon honneur si la cause que je défends ne m’en tenait pas lieu. Je ne suis pas un homme, je suis une idée. Je leur livrerais ma tête si demain je désespérais du salut de la France 1

HÉLÈNE

Claire aime ce jeune homme, vous allez peut-être prononcer son arrêt de mort. Ayez pitié d’elle, je vous en prie ?... Ah ! je vous en prie... je vous en supplie ?

JUVIGNY

Vous m’avez entendue?

HÉLÈNE

J’obéirai.

JUVIGNY

Ce mariage sera rompu aujourd’hui même ?

Bien.

A l’instant ?

Ce sera fait.

JUVIGNY

HÉLÈNE

JUVIGNY

Vous me donnerez Hospitalité jusque-là. Je suis moins en danger ici qu’ailleurs. La vie deM. de Valleroy répond de ma sûreté, tout près de la tête de votre roi qu’ils ont abaUue, de celle de votre reine qu’ils ont coupée. (Bonaventure arrive pâle et défait.)

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