ACTE TROISIÈME
ÉTIENNE
Mon pèrel
LE GÉNÉRAL
C’est bien! c’est bien!
HÉLÈNE
J’aurais compris vos paroles, général, si cette main pouvait tenir une épée.
LE GÉNÉRAL
Vous osez le défendre?
HÉLÈNE
Je fais mieux, je l’absous.. . Il a été malheureux, il n’a pas été coupable!
Pas coupable ?
HÉLÈNE
Il s’est sacrifié, il est innocent!
LE GÉNÉRAL, éclatant de rire.
Ah! ah! ah!
HÉLÈNE
Oui, innocent!... Son cœur comme son blason a été pur et sans tache; comme les plus dévoués, il a sacrifié sur l’autel de la patrie... Je réponds que son honneur valait le vôtre.
LE GÉNÉRAL, à tous.
C’est la glorification de la trahison !... (a Hélène.) Le marquis Gaston de Valleroy n’élait pas coupable?... qui donc a commis le crime si ce n’est lui?... Répondez... répondez?
HÉLÈNE
Ah ! mon Dieu !
LE GÉNÉRAL
Vous vous taisez?... C’est prudent, le silence convient à de certains malheurs.
GOURDIER
Non, relevez la tête, madame! (Arrivent Claude-Julien par la droite, Rhouette par la gauche; ils se rencontrent et se parlent dans le fond.)