‹ Le marquis caporalChapitre 100 sur 164 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

Les Mêmes, CLAUDE JULIEN et RHOUETTE.

LE GÉNÉRAL

Comment?

RHOUETTE, à part, en arrivant.

Que se passe-t-il donc?

GOURPIER.

Vous avez été sévère, général. Votre fils vous le disait, quel que soit l’arrêt qui pèse sur un homme, c’est d’un exemple cruel de reporter sa honte sur sa famille.

LE GÉNÉRAL

Est-ce bien vous qui parlez, Gourdier?

GOURDÏER.

Je hais Valieroy; mais j’admire le noble cœur, les hautaines vertus de sa veuve ; on ne peut qu’être fier de s’allier à elle.

LE GÉNÉRAL

Vous prétendez donc?...

GOURDIER

Je prétends le prouver; car dans trois jours, moi, Gourdier, commissaire de la Convention, j’épouse la veuve de Gaston de Valieroy.

HÉLÈNE, a part.

Mon Dieu!

RHOUETTE, à part.

Qu’entends-je?

CLAUDE-JULIEN, à part.

Que dit-il ?

LE GÉNÉRAL

Quoi?... vous épouseriez?...

GOURDIER

Oui, général...

CLAUDE-JULIEN, à part.

Elle se tait!

LE GÉNÉRAL

Citoyen commissaire, j’aurais désiré avoir mal entendu, je l’avoué.

CLAUDE-JULIEN, à part.

Elle ne le dément pas !...

LE GÉNÉRAL

Le silence de madame de Valieroy ne permet pas le doute.

RHOUETTE, a Hélène.

Mais vous n’entendez donc pas, madame?... Cette promesse, vous l’auriez donc faite?

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