‹ Le marquis de LétorièreChapitre 15 sur 49 · LE MAR(,>11S UE LKTORIKRK · texte numérisé non relu

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de la fermeté du langage de la princesse Julie, ne pouvait croire ce qu'elle entendait.

Mademoiselle de Soissons continua :

- J'ai offert ma main à M. de Létorière ; il Ta acceptée...

— Vous avez offert votre main!! — s'écria la maréchale. — Princesse Julie... vous n'avez pas votre raison... ou tout ceci n'est qu'une indigne plaisanterie !

— Ah! mademoiselle! - — dit Létorière avec un accent de reproche, en voyant la jeune fille manquer ainsi à la promesse qu elle lui avait faite, d'attendre l'issue du procès pour prendre une dernière décision.

La princesse Julie se retourna vers lui :

— Vous allez savoir pourquoi j'agis ainsi, — dit-elle; — et elle ajouta, en s'adressant à sa tante d'un air solennel : — J'ai toute ma raison, et ce que je dis est grave... Devant Dieu qui m'entend ; devant vous, madame; devant vous, comte de Lugeac, et devant vous, abbé d'Arcueil, moi, Julie-Victoire de Soissons, je jure de n'avoir d'autre époux que M. le marquis de Létorière que voici ; — et elle lui lendit la main avec un geste de sublime grandeur et de simplicité.

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