V 11 BAIN
Non, non, épouse Caroline. Je la surmonterai, cette jalousiehonteuse, égoïste! Jamais elle ne se doutera que je l'ai aimée, et je détruirai cela en moi; j'en ferai de la cendre, je te le jure!' C'est elle, mon ami, c'est Caroline qu'il fout aimer sérieusement et pour toujours. Elle est digne de porter ton nom ; elle entourera notre mère de soins et de bonheur; elle te fixera, toi; elleest forte et elle est tendre; elle a une intelligence d'élite, una instruction rare, d'immenses ressources dans l'esprit; et tout cela avec une adorable simplicité. Elle est active, énergique, dévouée, généreuse... Enfin...
LE DUC
Enfin tu l'adores, et c'est pour cela qu'il faut que je l'épouse? C'est insensé! Yeux-tu que je te le dise? depuis hier, je crois qu'elle t'aime.
URBAIN
Ah! comme tu te trompes!
LE DUC
A Paris, pourtant...
URBAIN
A Paris, elle m'estimait, rien de plus; et, depuis, elle m'a témoigné une froideur... presque blessante.
Parce qu'elle s'est aperçue de ton amour, et, comme elle est fière et loyale, elle a voulu te contraindre à porter tes vues vers mademoiselle de Saintrailles.
URBAIN, vivement.
Oli! si cela était!...
PIERRE, entrant par le fond.
M. le comte de Dunières est au salon et demande à parler à M. le duc.
LE DUC
Diable! il est matinal, lui! (a pierre.) J'y vas. (pierre ferme le para- Kent et sort par le foini.) Tu \ois qu'oii cst pressé là-bas d'avoir un.e