‹ Le marquis de VillemerChapitre 148 sur 197 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Au fait, elle serait mieux ici. Si elle veut rester?

ANDRÉE

Oh ! non.

OLIVIER, à part.

Parbleu !

MADAME GERVAIS

Je te reconduirai.

ANDRÉE

Merci, ma tante, mais je vais avec mon père.

OLIVIER, à part.

Et je fuis ce pauvre qui a l'insolence de m'aimer !

BRUEL, à Jean Baudiy.

Nous sommes prêts.

JEAN BAUDRY, à Olivier.

C'est dit, n'est-ce pas?

OLIVIER

Non.

JEAN BAUDRY

Non? (A Bruci.) Mon cher Bruel, je ne tarderai pas à vous rejoindre.

BRUEL

Comment? Vous ne venez pas avec nous? Vous qui ne deviez pas nous quitter d'un instant?

Une aflaire imprévue...

BRUEL

Déjà?

44 JEAN B.VUDRY.

JEAN BAUDRY

Vous croyez?...

BRU EL

Je ne crois rien. Viens-tu, Andrée?

ANDRÉE

Au revoir, ma tante.

MADAME GERVAIS

Je vais te mettre en voiture.

OLIVIER, A Andrée.

Vous êtes donc résolue à ne pas rester avec votre tante?

ANDRÉE

Je ne puis quitter mon père. Adieu , monsieur.

OLIVIER

Au revoir ?

ANDRÉE

Adieu.

BRU EL, à Andrée.

Allons !

ANDRÉE, allant à son père.

Monsieur Baudry ? . . .

BRUEL

Monsieur Baudry ne vient pas.

JEAN BAUDRY

Oli ! mais je partirai bientôt... demain, cette nuit peut-être.

BRUEL

Ne vous pressez pas. Chacun pour soi.

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