‹ Le marquis de VillemerChapitre 180 sur 197 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

JEAN BAUDRY, ANDRKE, MADAME GERVAIS, puis OLIVIER.

ANDRÉE

Ma tante ! (EUe se jette dans ses bras.)

MADAME GERVAIS, la repoussant.

Ne m'embrasse pas! Je suis furieuse contre toi.

ANDRÉL.

Contre moi ? i

JEAN EAU DRV, bas à Barentin.

Olivier , ici, à l'instant ! ' Barentin sort.)

96 JEAN BAUDRY

MADAME GERVAIS

C'est comme ça que tu viens au-devant de ta tante?

ANDRÉE

J'y allais.

MADAME GERVAIS

Il est bien temps! Et ton père, il est gentil de me laisser débarquer seule.

ANDRÉE

Nous croyions que le bateau d'Hon fleur n'arrivait qu'à dix heures.

MADAME GERVAIS

Je ne suis pas venue par Honfleur.

Mais vous aviez écrit. . .

MADAME GERVAIS

Oui, mais j'ai changé d'avis, lorsqu'on m'a dit que le chemin de fer n'allait pas à Honfleur.

ANDRÉE

jSous ne pouvions prévoir ce changement.

MADAME GERVAIS

C'est à ton père surtout que j'en veux.

ANDRÉE

Mon père, dans ce moment, est sur le quai à vous attendre inutilement.

MADAME GERVAIS

Tant mieux ! ça lui apprendra à ne pas se trouver à

Page 1