LE DL'C
Oli ! cette fois-ci, mon cher, j'avais, pour ne pas venir, un em|)èch('ment bien sérieux; mais je ne peux [>as le dire à ma mère.
Et à moi, le pouvez-vous?...
Li; DUC.
Tenez-vous à le savoir?
2X LE 31 A 11 ouïs DK VILLl-.MKR.
LBB.VIN.
Oui ; c'est?...
LE DUC
Eh bien, c'e.-t honteux à dire, mais j'avais des gardes du commerce à mes trousses sur le chemin qui mène de chez moi ici.
URBAIN
Vous en étiez là
LE DUC
Hélas !
UR B.\ IN'
Comment étps-vous venu aujourd'liui?
LE DUC
Parce que je ne viens pas de clioz moi. Mon valet de cliambre m'a ai»porté voire lellre... où j'étais! (ii rit.)
t RB.\1X.
Où étiez-vous donc?
LE DUC
J'étais sous le onzième arbre à gauche, en entrant dans la forêt de P'oniainehieau par la rouie de .Meiun... C'est là que je demeure quelquefois.
URBAIN
Vous, mon frère?
LE DUC
Cela vaut encore mieux que Clichy... et il y a vraiment des choses divertissantes dans cette vie nomade. Vous allez bien loin (■h;>rcher des impressions de voyage! Moi, j'en trouve partout. J'ai, par exemple, un valet de cliambre merveilleux pour me procurer des surprises. N'importe où je couche, fût-ce dans la Cité, fût-ce à rhôtel du Lion d'or sur n'importe quelle route, fût-ce au [)ied d'un arbre comme cela m'est arrivé encore hier, je le trouve à mon réveil, ayant tout disposé comme si nous étions dans notre hôtel, mon nécessaire ouvert à côté de moi, mon chocolat cuit à point sur son réchaud à e- prit-de-vin ; ainsi, ce malin, il m'a barbifié, coiflé et habillé sous le onzième arbre dont je