‹ Le marquis de VillemerChapitre 24 sur 197 · LE DL'C · texte numérisé non relu

LE DL'C

Oli ! cette fois-ci, mon cher, j'avais, pour ne pas venir, un em|)èch('ment bien sérieux; mais je ne peux [>as le dire à ma mère.

Et à moi, le pouvez-vous?...

Li; DUC.

Tenez-vous à le savoir?

2X LE 31 A 11 ouïs DK VILLl-.MKR.

LBB.VIN.

Oui ; c'est?...

LE DUC

Eh bien, c'e.-t honteux à dire, mais j'avais des gardes du commerce à mes trousses sur le chemin qui mène de chez moi ici.

URBAIN

Vous en étiez là

LE DUC

Hélas !

UR B.\ IN'

Comment étps-vous venu aujourd'liui?

LE DUC

Parce que je ne viens pas de clioz moi. Mon valet de cliambre m'a ai»porté voire lellre... où j'étais! (ii rit.)

t RB.\1X.

Où étiez-vous donc?

LE DUC

J'étais sous le onzième arbre à gauche, en entrant dans la forêt de P'oniainehieau par la rouie de .Meiun... C'est là que je demeure quelquefois.

URBAIN

Vous, mon frère?

LE DUC

Cela vaut encore mieux que Clichy... et il y a vraiment des choses divertissantes dans cette vie nomade. Vous allez bien loin (■h;>rcher des impressions de voyage! Moi, j'en trouve partout. J'ai, par exemple, un valet de cliambre merveilleux pour me procurer des surprises. N'importe où je couche, fût-ce dans la Cité, fût-ce à rhôtel du Lion d'or sur n'importe quelle route, fût-ce au [)ied d'un arbre comme cela m'est arrivé encore hier, je le trouve à mon réveil, ayant tout disposé comme si nous étions dans notre hôtel, mon nécessaire ouvert à côté de moi, mon chocolat cuit à point sur son réchaud à e- prit-de-vin ; ainsi, ce malin, il m'a barbifié, coiflé et habillé sous le onzième arbre dont je

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