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Mais non !
LE DUC
Mais si! C'est une liquidation générale, complète! Un de ces jours, tu vendras ton château, le seul luxe que tu puisses encore offrir à notre mère !
URBAIN
Ma mère est comme toi; elle n'aime pas la campagne.
LE DUC
Mais tu l'aimes, toi! mademoiselle de Sainl-Geneix l'aime aussi, et je l'aime avec vous trois. Tout ça, à cause de moi ! C'est affreux d'assister à ce désastre dont je suis la cause!
URBAIN
Tu es fou ! tu es dans les humeurs noires. Monte donc à cheval, ça te distraira.
LE DUC
Je n'ai plus de chevaux.
C'est vrai, tu les as prêtés à Defresnes.
LK DUC
Je les ai vendus.
URBAIN
Pourquoi donc ça?
LE DUC
Parbleu! parce que lu vends les livres.
URBAIN
Eh bien... prenons-en notre parti. Fair^ons chacun nt)tre petit sacrifice et rions-en! Ma mère estcahne; mademoiselle de Saint- Geneix se résigne à être son factotum; moi, j'ai un surcroît d'occupations, cela m'e.-t bon ; toi...
LE DUC
Oui, moi, je vous regarderai, quand jr- devrais vous épargner de la peine ! Voyons, donnez-moi quelque ciiose à faire. (Caroline
remonte au fond ;i gauche — l'rbîiin se jette sur le canapé.) IMademoiSClle
de Saint-Genoix, employez-moi donc, (ii remonte prts d'elle.)
CAROLINE
Voulez-vous me dire si l'édition du dictionnaire de Bayle est complète? Là! sur le sixième rayon du haut; comptez les volumes.
LE DLC, montant sur une chaise.
C'est bien haut, ça doit être complet, (n compte.) Vingt-trois volumes! (ii descend) Hein! je ne suis pas long, moi ?