‹ Le marquis de VillemerChapitre 67 sur 197 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

CAROLINE, LE DUC, URBAIN

URUAIN, cnirant par la droite, et jouant la surprise.

Tiens ! tu es là ?

LE DUC

Oui, je fuis certaine personne dont il ne fout pas dire de mal devant mademoiselle de Saint-Geneix.

URBAIN, sèchement, cd passant près de Caroline.

Ah! mademoiselle ne veut pas?...

CAROLINE, souriant.

Mademoiselle veut user du seul droit qu'elle s'arroge ici : le droit de se taire.

LE DUC, à Urbain.

Ça, c'est pour toi ! nous ne serons pas jaloux, (urbain remonte à

droite et prend un livre.) Est-ce que tu ne trouves pas quo mademoiselle de Saint-Geneix nous traite fort durement tous les deux? Je le dirai à maman, qui veut que nous vivions comme frère et

soeur, (n se rejette sur le canapé.)'

URB.\IN, passant ù l'extrême gauche, montrant un livre à Caroline.

Il faut mettre aussi celui-là sur la liste, mademoiselle de Saint-Geneix; c'est un ouvrage de prix, presque unique.

CAROLINE

Non, monsieur le marquis; vous ne pouvez pas vous en passer.

U R B .\ I N , froidement.

Pardonnez-moi.

LE DUC, agité.

Ah!

URBAIN, s'approchant du duc.

Qu'est-ce que tu as ?

LE DUC

Je n'ai rien, j'enrage ! (n remonte.)

URBAIN, passant à l'extrême droite.

Tu me parlais?... Dame! que veux-tu? c'est très-ennuyeux, les gens occupés !

LE DUC, descendant.

Ce n'est pas ça. Je suis outré que tu envoies tes livres à Paris.

URBAIN

Qu'est-ce que ça te fait?

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